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29 avril 2008
Lauréat du Prix Sony Labou Tansi
des lycéens 2007-2008
Voir
le détail du vote
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Communiqué
de presse
Le Prix d’écriture théâtrale Sony
Labou Tansi des lycéens 2008 a été attribué
à « Gembloux, à la recherche de l’armée
oubliée » de Ben Hamidou, Nacer Nafti, Gennaro
Pitisci et Sam Touzani
Les éditions de la Mesure du Possible ont le plaisir
de vous annoncer que le livre « Gembloux, à la
recherche de l’armée oubliée »,
création collective de Ben Hamidou, Nacer Nafti, Gennaro
Pitisci et Sam Touzani, a remporté le 29 avril dernier
le Prix Sony Labou Tansi.
Ce prix, décerné depuis 2003 et organisé
par le Pôle national Ressources Ecritures contemporaines
francophones et théâtre et la Maison des Auteurs
du Limousin, est décerné par un comité
de lecteurs lycéens représentant 400 élèves
du Limousin, de la Drôme, de la Guadeloupe, de la Réunion
et de Belgique.
«Gembloux, à la recherche de l’armée
oubliée» raconte un épisode largement
passé sous silence de la débâcle de 1940
en Belgique. Du 12 au 16 mai 1940, la « trouée
de Gembloux » vit s’affronter des unités
de la Première Armée française et des
divisions Panzer nazies.
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La bataille de Gembloux endigua considérablement l’avance
allemande et procura aux alliés une victoire qui ne
fut jamais exploitée. Les unités françaises
étaient notamment composées d’environ
deux mille Tirailleurs marocains. Seules les stèles
aujourd’hui racontent ceux qui sont restés à
Gembloux.
De ce moment de guerre, Sam Touzani, Ben Hamidou, Nacer Nafti
et Gennaro Pitisci ont fait un acte de théâtre.
Un texte où la légereté le dispute au
tragique et où l’humour vient heureusement tempérer
l’horreur des champs d’honneur. C’est aussi
— et c’est primordial — un morceau de mémoire
revisité par des enfants de l’immigration qui
sont les neveux ou les petits-fils de ces soldats de mai 1940
et dont tout, jusqu’ici, leur avait caché l’existence.
Ce livre a paru aux éditions de la
Mesure du Possible en 2005. La Mesure du Possible est la maison
d’éditions de Causes
Communes, asbl. Contact : Paul Hermant / Eric Masquelier 02
646 63 74/ courrierlautresite@skynet.be
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Nous ne sommes pas une fiction
voir
la vidéo sur le site de
CityZen TV Normandie
Samedi 8 mars 2008 à 17h
Médiathèque de l'Agglomération
Troyenne
Renseignements au 03.25.43.32.10
"Nous ne sommes pas une fiction"
Ils sont neuf.
Ils ont écrit, en compagnie de Philippe Ripoll.
Ouvrières, chercheurs d'emploi, chomeurs, immigrés régularisés,
tous ont en commun la précarité, à différents
degrés,
la fragilité des situations sociales et intimes, et aussi la
solidarité,
individuelle ou collective.
Lectures publiques
Inventaire # 5
Etrangés
Le 23 février 2008 à 15h00
Bibliothèque d'Auvelais, Grand Place 5060 Sambreville
Le 28 février 2008 de 12h00 à 14h00
FUCID 7 rue Bruno, 5000 Namur
Le 7 mars 2008 à 9h30 à 12h30
Maison des associations de Charleroi
80 Route de Mons, 6030 Marchienne-au-Pont
Le 20 mars 2008 à partir de 15h00
Café alternatif
Place du Général Piron, 5660 Couvin
Le 17 avril 2008 à partir de 19h00
Librairie Point Virgule
1 rue Lelièvre, 5000 Namur
Samedi 12 janvier 2008 à 20h00
Dans le cadre du séminaire
Joindre le geste à la parole
Journée dédiée à Henry
Inberg
Un séminaire autour des pratiques artistiques
engagées et participatives
avec la participation de
François Bon / Christian Ruby / Paul Ardenne /
Véronique Nahoum Grappe / Marc Pataut / Patrick Leboutte /
Olivier Blin /
Anne Closset / Nicolas Frize / Philippe Ripoll / Willy Thomas
Aux Halles de Schaerbeek
22b rue Royale Ste Marie à 1030 Schaerbeek
02 218 21 07
www.halles.be
Lecture publique
"Nous ne sommes pas une fiction"
Ils sont neuf.
Ils ont écrit, en compagnie de Philippe Ripoll.
Ouvrières, chercheurs d'emploi, chomeurs, immigrés régularisés,
tous ont en commun la précarité, à différents
degrés,
la fragilité des situations sociales et intimes, et aussi la
solidarité,
individuelle ou collective.
Article paru
le mardi 15 janvier 2008
sur le blog
de François Bon
http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1140
| A
quoi on reconnaît le son, la phrase d’un texte
écrit en atelier d’écriture ?
Pourtant, lorsque les cinq lecteurs accompagnant Pilippe Ripoll
aux Halles de Schaerbeek, samedi soir, ont commencé
de lire, c’était pour moi une évidence.
Une manière de voir le réel à travers
les phrases ?
Ou seulement la présence du désastre, qu’on
y répond par la langue, et que ce faisant on l’éloigne
?
Ils se sont rassemblés à neuf autour de Philippe
Ripoll, et pendant 9 mois c’était quasiment tous
les week-ends : on sort du dispositif dit (atelier d’écriture
— c’est un livre écrit à plusieurs,
voilà.
Dans la façon dont circulaient les personnages, les
noms, je retrouvais un peu de ce mystère Phobos : ce
sont les narrateurs du livre qui surgissent devant nous, et
par lesquels on entre dans le livre.
Autre complexité de la démarche : 5 ouvrières
de Moulinex (3 sont là et lisent), mais auxquelles
se sont joint une passionnée de lecture, « femme
de ménage chez des particuliers » se présente-t-elle,
par simple goût d’écrire (elle n’avait
jamais (écrit auparavant), ou Franklin Ibom-Bieng,
qui vit en foyer et fréquente l’association de
chômeurs à l’initiative du travail. Mais
aussi Vincent du Bouëtiez, qui agissait pour l’agence
de reclassement et a voulu comprendre plus au fond, y compris
son propre malaise — et c’est lui qu’on
entend lire dans le premier extrait vidéo.
Le livre est paru au début de l’année
: je me refuse à considérer ce livre comme un
atelier d’écriture, même si c’est
bien cette question, intervention artistique et action sociale
(questions qu’on ne se pose plus en France), qui nous
rassemblait ces deux jours à Namur et Bruxelles. C’est
un récit à plusieurs voix, avec l’obligation
de raper les mots sur quelques mêmes thèmes,
jusqu’à extorquer la différence, la singularité.
Un livre qui souffre, et capable d’échappées
vaguement monstreuses (décliner pendant des semaines
les réponses possibles à l’antienne qu’est-ce
que tu deviens, qu’est-ce que tu es devenue, qu’est-ce
que tu vas devenir, qu’est-ce que tu ne veux pas devenir)
ou oniriques.
|
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Je
connaissais le gâchis Moulinex par nombre de documents
sociologiques, lus au moment où je travaillais moi-même
Daewoo (étrange qu’ils me disent s’être
servi du livre, alors que telle image qu’ils y lisaient
venaient précisément de leur propre usine).
Mais je le connaissais aussi par Ouvrière, le singulier
et magnifique livre de Franck Magloire : comme Vincent, Franck
avait découvert la réalité Moulinex en
y travaillant, brièvement, aux « ressources humaines
». Lui avait alors sauté à la figure tout
ce que sa propre mère ne lui avait jamais dit. Il a
écrit le livre sans rien lui demander, et lui a offert
une fois publié pour exprimer cette dette du silence.
Et quand bien même le succès de vente qu’est
devenu ce livre (mais on nous assène le même
refrain dès lors qu’il s’agit de réalité
« sociale », ça ne peut en ce cas relever
que du témoignage) s’est fait sur cette simplification,
alors que la force venait de la phrase, de ce qu’on
nomme littérature...
Philippe Ripoll a mené l’aventure à son
terme grâce à un éditeur de Bruxelles
: La mesure du possible, encore un petit caillou dans nos
jardins d’ici. Le livre coûte 10 euros, mais ne
l’achetez pas par solidarité, ni même par
colère, lisez-le parce que c’est nous, ces fissures,
cette description du monde quand il bascule. Il s’agit
de littérature, de jeu continu avec la totalité
des strates de la représentation, jusqu’aux discussions
et tensions dans le groupe.
Ils ont lu pendant 50 minutes environ, à six. Sur la
table, des moulins à café résidus de
l’aventure Moulinex : lorsque le texte confine au tragique,
les mains ouvrières appuient sur les moulins, et on
éclate de rire bouche collée micro. Alors le
gâchis industriel et financier confine à la folie
: c’est elle qu’on leur renvoie à la face.
Ci-dessous, volé au livre, son prologue, simple description
par Franklin Ibom-Bieng de son foyer, le Cap Horn. Plus deux
extraits en mauvaise vidéo (captation appareil photo
numérique).
On trouvera sur lautresite, l’association Causes Communes
qui édite La mesure du possible d’autres pistes,
et en particulier la très singulière collection
de leur collection Inventaires.
François Bon
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Article d'Isabelle LÊ
paru dans Ouest France
Chômeurs, ils ont mis des mots sur leurs maux
le 8 janvier 2008
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Anciens
de Moulinex, demandeurs d'emploi, ex-salarié d'une
cellule de reclassement, immigré. Leur point commun
: la précarité. Ils en ont tiré un livre
de « proche-réalité. »
Samedi, ils liront leurs textes à Bruxelles dans un
lieu « prestigieux », sourit Philippe Ripoll.
Cet auteur haut-normand, « embarqué » dans
la réalité sociale, a animé des ateliers
d'écriture avec d'anciennes ouvrières de Moulinex,
mais aussi des demandeurs d'emploi ou bien des étrangers
en attente d'une régularisation. De ces rencontres
est né un livre, « Nous ne sommes pas une fiction
». En quatrième de couverture, cette phrase :
« Vu de très loin, ça pourrait presque
être une « télé-réalité
», mais en vérité, c'est une proche, très-proche-réalité.
» Celle de la vie de millions de personnes, en attente
d'un emploi ou de papiers. De ceux qui vivent sous le fameux
seuil de pauvreté. Philippe Ripoll leur a donné
la parole. Ce familier des ateliers d'écriture aime
partir à la rencontre de « l'humain. Aller là
où la poésie devrait être présente,
où elle devient une arme quand elle permet de mettre
des mots sur des maux. » La plupart des ateliers se
sont déroulés sur l'ancien site de Moulinex,
à Cormelles-le-Royal, aux abords de Caen. Dans un des
rares bâtiments resté debout. Celui de l'ancien
magasin de vente au personnel, devenu le siège de l'association
Apic-Mx qui défend leurs droits. Les anciens de Moulinex
ont décidé de ne pas s'effacer. Pas complètement,
du moins. Chaque jeudi, ils sont entre 80 et 100 à
se retrouver. |
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Comme
Josette Gosselin, 55 ans, ancienne ouvrière spécialisée.
Le livre, pour elle, est le moyen de ne pas « oublier
que nous avons été balayés comme des
malpropres. Certains ne se sont pas relevés ».
« Sortir de la maison » Vincent a un parcours
singulier. Après la faillite du géant de l'électroménager
en 2001, il a oeuvré comme consultant dans la cellule
de reclassement de Moulinex. Puis il a adhéré
à Apic-Mx. « Je n'étais pas très
fier de ce qu'on avait fait. Je ne voulais pas les laisser
tomber. » Au Rmi, Annie est fier du travail accompli.
« Tout cela me permet de sortir de la maison, de rencontrer
des gens. » Dans « Nous ne sommes pas une fiction
», chacun raconte son quotidien. Neuf parcours croisés,
neuf histoires de vie. « Pour sortir du mépris
et de l'auto-mépris. Retrouver une dignité fondamentale
», conclut Philippe Ripoll.
Isabelle LÊ. « Nous ne sommes pas une fiction
», aux éditions la Mesure du possible. 268 pages,
10 €. L'ouvrage a bénéficié du concours
de la Région Basse-Normandie et du Centre régional
des lettres.
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Le 15 décembre
Dans le cadre de la clôture du cycle
" Exil, Asile "
du service éducatif du Théâtre de Namur.
Présentation de l'ouvrage
" Etrangés "
suivi d'une lecture publique par les auteurs
Paru dans
La libre Belgique
Mis en ligne le 14/12/2007
Namur - exil/asile
Un livre "de chair"
par Chantal Godard
| "Etrangés"
fera l'objet d'une lecture publique au théâtre
royal de Namur ce samedi 15 décembre à 14 h.
Ce livre retrace la vie de nombreux exilés.
Sort de presse cette semaine aux éditions "La
Mesure du Possible", un livre hors normes. Ecrit par
dix interprètes spécialisés pour les
migrants et demandeurs d'asile, "Etrangés"
fait l'objet d'une lecture publique au théâtre
royal de Namur ce 15 décembre à 14 h. Des extraits
seront lus à voix haute par les auteurs eux mêmes
sur le plateau de la grande salle du TRN dans le cadre de
la journée "Brassages", organisée
par le Service éducatif du Théâtre.
Sur la place publique
Hors normes tant par son format que par son contenu, "Etrangés"
est le dernier né de la collection "Inventaires".
Benoîte Dessicy, directrice du Centre d'Action Interculturelle
de la province de Namur, nous explique comment est née
l'idée de cette écriture : "Cela m'est
venu après la lecture à la Maison du Conte de
"Naufragés", le premier de la collection
"Inventaires" de l'édition "La Mesure
du Possible". Nous avons voulu de la même façon
mettre sur la place publique les problèmes des migrants.
Ceux qui vivent en centres ouverts ou dans la nature, dont
on parle peu dans les médias au contraire de ceux qui
vivent en centres fermés."
Contact fut pris avec l'éditeur Paul Hermant qui trouva
l'occasion belle d'ajouter un cinquième inventaire
à sa collection. Après "Naufragés",
" Profanés", " Délocalisés"
et "Exécutés", est donc né
"Etrangés". Ce livre au titre étrange
- qui semble marqué d'une faute d'orthographe - est
donc le fruit d'un atelier d'écriture mené pendant
6 mois au sein du CAI de Namur par Katia Raimondi, (animatrice
spécialisée de la Province de Namur) qui a accompagné
10 interprètes et travailleurs sociaux à destination
des migrants. L'écrivaine Eva Kavian y a mis la touche
finale.
Témoins invisibles
D'origine étrangère, la plupart des auteurs
ont suivi, eux-mêmes et elles-mêmes, le parcours
du demandeur d'asile avant de faire office d'interprètes
en albanais, russe, turc, arabe, serbo-croate, lingala et
swahili. Quelques jours avant la lecture publique et la sortie
du livre, nous les avons rencontrés.
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Abderrahman Akantayou est interprète en langue arabe
et médiateur interculturel à la Ville de Namur
: "Nous sommes les témoins invisibles qui écoutons
dans l'impartialité, sans intervenir. On reste à
l'arrière plan, on ne donne pas de conseils. Nous devons
être le plus proche possible dans les deux langues".
Danika Paskaj est interprète en langue albanaise :
"Je suis moi-même passée par les étapes
de demande d'asile. Je suis donc personnellement touchée...
En une phrase, on exprime un sentiment tellement fort qu'il
n'y a pas besoin d'en rajouter." Quant à Kika
Biscil, d'origine serbo-croate : "On parvient à
se détacher de ce qu'on a écrit et à
prendre du recul. C'est plus fort une fois que c'est dit.
Le fait de lire suscite plus d'intérêt pour la
lecture du livre. Et quand on lit on a toutes et tous des
accents différents." Jacqueline Ntanga, venue
du Congo avec son mari dit "éprouver un soulagement
une fois que cela devient public. C'est mieux. Le début
et la fin de notre parcours nous marquent très fort.
Pourquoi ne pas l'écrire, écrire quelque chose
que j'ai moi même souffert... En tant qu'Africaine,
je me sentais perdue, toute seule. Mon pays me manquait. Il
faut le temps pour s'intégrer. Ce n'est pas facile
. Cela ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Cela peut servir
à remettre en question les gens qui écoutent,
qui peuvent se demander : Et si cela leur arrivait ? Cela
peut faire tomber les a priori sur les personnes étrangères".
Comme l'explique Paul Hermant : "Ce livre reste dans
la même logique que les trois premiers inventaires de
la collection, ces notes encore plus brutes que la dépêche
d'agence que l'on trouve lorsque le fait n'est pas encore
apparu, lors d'un événement spectaculaire comme
des embarcations d'émigrés qui échouent
. Ces notes correspondaient à une manière de
gratter l'os des faits, d'aller là où personne
ne va. Ce livre ci va dans la chair car il se compose de fragments
racontés, plus littéraires. Ce qui justifie
le changement de format (29,7cm/19cm au lieu de 10 cm/8 cm)."
Réservation pour la lecture publique gratuite : tél.
: 081.71.35.27 - Email secretariat@cainamur.be Service éducatif
du TRN : 081.24.01.41 - Email sophiepirson@theatredenamur.be
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Le 23 octobre 2007
à Namur
Lecture publique
en avant première à la parution d'un nouveau numéro
de la collection Inventaires
"A la rencontre de l'autre"
Avec le Centre d'action interculturelle de Namur
20 h00 au CEPAG
47 route de Namur à Beez
Dans le cadre de la Fureur de lire
Le 18 octobre 2007
à Libramont
Lecture publique
Le monde reste un endroit dangereux
de Paul Hermant
Centrale jeune FGTB Luxembourg
13 rue Fonteny Maroy
Dans le cadre de la Fureur de lire
Dans le cadre du
Prix Sony Labou Tansi des lycéens 2008
Gembloux,
à la recherche de l'armée oubliée
au 24ème festival des francophonies du Limousin
le 25, 26, 27 septembre
au théâtre CCM Jean Gagnant
réservations: 05 55 63 46 46
7 Av. Jean Gagnant
le 28 septembre
à la salle La Souterraine, Espace de l'écluse
Août 2007
Gembloux,
à la recherche de l'armée oubliée
est sélectionné pour
Prix Sony Labou Tansi des lycéens 2008
à St Denis de la Réunion, au Liban, en
Egypte, en France et en Belgique...
Sur France inter
Cha Cha Tchatche la nuit
le 25 juillet 2007
interview de Maguy Lalizel
co-auteur de "Nous ne sommes pas une fiction"
écouter
l'interview
Sur RFI
le 20 juillet 2007
Invité Afrique
Par
Christophe Boisbouvier
Serge Bailly
«Si le poisson te dit que le crocodile est malade,
il a raison parce que les deux vivent dans les mêmes eaux. »
Les élections congolaises de 2006 vues par le représentant
d'une ONG à Kinshasa.
Ecouter
l'interview
Article de Paule Masson
paru dans l'Humanité
Les ex de Moulinex prennent la plume
le 4 juillet 2007
| Idées
Les ex de Moulinex prennent la plume
Neufs salariés habitant près de l’ancien
site de Cormelles-le-Royal racontent le désastre industriel
et leur vie fragile, précaire, mais digne.
Nous ne sommes pas une fiction, ouvrage collectif, avec la
participation de Philippe Ripoll. éditions La mesure
du possible, 2007, 270 pages, 10 euros.
Tout se passe en atelier d’écriture, Philippe
Ripoll, écrivain, accompagnant neuf écrivant(e)s,
tous fragiles, contraints à une vie de peu, précaires,
mais dignes, humains et volontaires. Leurs chemins se croisent
dans la petite ville de Cormelles-le-Royal, près de
Caen, dans le Calvados, là où Moulinex a envoyé
3 600 salariés au tapis en 2001. Lucienne, Josette,
Maguy et Michèle sont des ex-ouvrières. Vincent
fut leur consultant de la cellule de reclassement. Franklin,
le Camerounais, et Pierre-Amédée, le Réunionnais,
sont au chômage. Catherine, la femme de ménage,
crie : « Nous revendiquons notre droit de vivre libres,
sans dépendance, sans domination (…).
Nous ne sommes pas une fiction. » Michèle sauvée
parle théâtre, qui déclare : « Nous
avons perdu nos emplois pénibles et tout le reste s’est
décousu. » Avec le théâtre, «
nous avons découvert ce qu’on avait pas connu
dans le monde du travail : des gens qui nous écoutaient.
C’est pour ça qu’on a continué.
»
Le théâtre, l’usine et l’APIC, association
des anciens de Moulinex reconvertie en mouvement de réinsertion
désormais ouverte à tous, sont leur terrain
de rencontre. Dans le livre, Philippe Ripoll, metteur en scène
invisible, les aide a parler à la première personne.
D’eux, du travail, des injustices de la vie, de Moulinex,
fantôme omniprésent. « Un cimetière
spirituel (…).
Autrefois un espace humain », pour Franklin. «
Sur la grande pancarte, quelques lettres sont tombées.
Comme nos larmes », pour Maguy. « Nous, le monde
ouvrier, qui est en train de mourir », pour Michèle,
qui ajoute : « Ils mettent les industries en faillite.
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Pour ça, ils reçoivent des sommes colossales
et repartent la tête haute en retrouvant un travail
de même valeur. C’est l’avenir ça
? Nous, on a été éjectés comme
des malpropres, mis de côté, on ne se souvient
plus de nous, on n’existe plus. » Elle a cinquante-deux
ans. Avant d’être licenciée du site de
Cormelles, elle était déjà victime de
la fermeture de celui de Mamers.
Michèle aimerait « devenir une personne qu’on
ne montre plus du doigt ». Elle ne se plaint pas pour
autant. « J’ai un avantage, c’est l’amiante.
» Contaminée à l’usine, elle a eu
« la chance » de bénéficier d’un
départ en préretraite. Un revenu assuré,
mais malade.Une proximité qu’apporte l’atelier
d’écriture. L’intime s’invite au
débat et offre une grille de lecture du monde qui survit
aux désastres industriels. Celle, qui, à seize
ans, fille mère n’avait pas d’autres choix
que de se faire embaucher à l’usine. Celui qui,
« ayant tout raté au Cameroun », débarque
sans pouvoir se reconstruire en France.
Celle qui « remercie Coluche » qui lui «
donne à manger ». Celle qui se lève, se
recouche, se relève pour casser la croûte, laisse
filer le temps. Tous ces sentiments d’être «
foutu », « bon à rien », de ne «
rien savoir faire d’autre que l’usine »,
ces vies fracassées que Vincent, le consultant, a tenté
de ramasser, de recaser, de relancer. « C’est
quand même un drôle de sale boulot que je fais
», écrit-il,avec parfois « quelque satisfactions
». Cette fois, justement, où une ancienne ouvrière
lui a dit : « Merci docteur ».
Paule Masson |
Paru sur le site de info sud en juillet 2007
Le poisson te dit que le crocodile est malade
Serge Bailly,
Ed. La mesure du possible, Bruxelles, 2007
|
Le sous-titre donne le ton : Chroniques des élections
congolaises. L'auteur, représentant à Kinshasa
d'une OGN d'appui aux médias (et par ailleurs membre
de l'AG d'InfoSud), n'apporte ici aucune analyse* nouvelle
du processus électoral que la RDC a vécu en
2006, mais en décrit, semaine par semaine le contexte,
l'ambiance, les manières d'être qu'il a observées
autour de lui, entre janvier 2005 (et une discussion au Sénat
sur le caractère férié de la date anniversaire
des assassinats de Lumumba et Kabila) et décembre 2006
(et l'évasion de prisonniers suite à «
l'ouverture des prisons » annoncées par le président
élu). C'est par petite touche que le décor culturel
du processus est raconté, et il est sans doute aussi
important que les faits politiques eux-mêmes. On en
retiendra par exemple l'importance souvent décisive
de la rumeur sur l'opinion publique, pour qui elle a souvent
« valeur d'évangile ». Ou encore l'image
de ce balayeur qui, à force de faire son boulot, chaque
jour au même endroit, doit nécessairement, aux
yeux des passants, cacher quelque chose de louche. Comme si,
dans ce pays rien compliqué, rien ne pouvait fonctionner
normalement sans que ce soit... anormal. Un livre plaisant,
donc, et révélateur.
* Voir plutôt à ce sujet le livre récent
de Jean-Claude Willame : Les faiseurs de paix, Ed. Grip-Complexe
|
Jeudi 7 juin 2007
Sur France Culture
"du jour au lendemain"
Par Alain Veinstein,
interview de Philippe Ripoll
A travers temps / Nous ne sommes pas une fiction
Ecouter la première
partie
Ecouter la deuxième
partie
Le samedi 22 juin 2007
Lecture publique de
"Nous ne sommes pas une fiction"
à l'Artothèque de Caen
Hôtel d'Escouville
Place St Pierre
14000 Caen
00 33 2 31 85 69 73
avec Lucienne Billard, Vincent Bouëtiez, Josette
Gosselin,
Catherine Hug, Maguy Lalizel, Annie Prosper
et Philippe Ripoll
Dernières nouvelles du labyrinthe
par Sophie Creuz
Le Carnet et les Instants n° 147
| Dire
qu'on entre de plain-pied dans Dernières nouvelles
du labyrinthe serait faire injure à ce recueil qui
fuit la ligne droite comme la peste. On y entre, à
la suite de Cavanna, derrière un soc de charrue, des
choesels et une théorie fumeuse sur l'apparition de
l'agriculture – le premier labyrinthe – «en
l'an 7824 avant Jésus- Christ (il y a donc près
de 10 000 ans) le douze mars (pour être précis).
Laborare, labour, labeur, labyrinthes.» Soit.
Depuis que l'homo est sapiens on trouve des labyrinthes partout,
sur tous les continents. Dès le paléolithique,
des empreintes, des signes, des grattements dans la pierre
ou l'os, témoignent de la fascination des hommes pour
la spirale d'abord; pour la forme carrée ensuite, le
carré ne se trouvant pas dans la nature. Cercles ouverts,
ondulations vers l'infini, vis d'Archimède avant Archimède,
ont toujours eu un aspect sacré, spéculatif.
Jacques Raket y succombe à son tour; depuis dix ans
il se consacre à l'étude des labyrinthes, quand
il n'en invente pas.
Cinéaste, peintre, graveur, sculpteur, grand voyageur,
il a répertorié un certain nombre de dédales
et en a conçus autant, de très beaux, en noir
et blanc, qui en cul-de-lampe, agrémentent ce livre
où l'érudition se mêle à la fantaisie.
Certaines nouvelles s'arrêtent net. Nous étions
en compagnie de Marie-Antoinette sur le point d'être
décapitée et… on nous laisse en carafe
pour caracoler à la suite de Du Guesclin, trois siècles
auparavant. Tous les chemins ne mènent pas à
Rome, les pèlerins savent cela qui, à genoux,
s'esquintent à arriver au plus vite au centre du parcours
pour s'apercevoir qu'au contraire le tracé les en éloigne.
Ainsi en est-il du lecteur baladé par monts et par
vaux du jardin zen à la plage d'Ostie de Pasolini,
de l'Enfer de Dante à celui de Marilyn Monroe, des
ailes d'Icare au Bird de Charlie Parker. Heureux qui comme
Ulysse, ou le Juif errant, a fait un beau périple,
du rêve à la réalité, du mythe
à l'anticipation. |
|
Le
grand art de la digression, Jacques Raket le possède,
d'une plume sûre, alerte, cocasse, savante, jamais pédante,
il maîtrise la vue d'ensemble et le détail :
l'architecture du contenant répondant parfaitement
au contenu. Il escamote les lignes, force les angles, met
des interlocuteurs en vis à vis, à quelques
siècles de distance, pour des dialogues féconds.
À la suite du Labyrinthe du monde de Yourcenar, le
Mishima de Jacques Raket émerge comme d'un film, à
l'instant de sa mort, se faisant hara-kiri selon les codes
d'honneur samouraï. Un zigzag de chair en somme, qui
remonte au cœur. Dernières nouvelles du labyrinthe
trame donc un réseau de correspondances entre gens
de bonne compagnie – François Villon et Billie
Holiday chantent les pendus de France et ceux du Mississipi
–, et enjambe allègrement les haies de buis qui
séparent les époques. Du labyrinthe de Cnossos
au microprocesseur, ces pages bifurquent, relient, affabulent
ou éclairent des défilés de traboules.
Alors le conte se fait oriental, et nous guide mieux qu'un
plan fléché au cœur du mystère inviolé.
«Comment relier 9 croix d'un seul trait fait de quatre
segments», demandait Einstein? Par entrelacs interposés,
les ébénistes arabes, maîtres d'œuvre
des fenêtres ouvragées lui ont répondu.
Jacques Raket qui est aussi scénariste, nous enchante
et nous sidère : le récit véridique des
quatre enterrements de Du Guesclin vaut celui des enterrements
de Melquiades Estrada dans le film de Tommy Lee Jones! Le
recueil se clôt par un bloc-note aussi passionnant qu'éclairant
pour le profane égaré sur ces chemins de traverses,
dits de sagesse.
Sophie Creuz mai 2007
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25 mai 2007
Oragnisé par l’Espace des deux rives
Lecture-performance des auteurs de
« Nous ne sommes pas une fiction »
(Lucienne Billard, Vincent du Bouëtiez, Pierre-Amédée
Dorique, Josette Gosselin,
Catherine Hug, Franklin Ibom-Bieng, Maguy Lalizel,
Annie Prosper, Michèle Provost)sous
la responsabilité artistique de Philippe
Ripoll
Quatre ouvrières d’ex-Moulinex, au chômage,
un consultant en cellules de reclassement, un chômeur intermittent,
une mère de famille en recherche d’emploi, une femme
de ménage, un camerounais récemment régularisé,
un réunionnais au chômage... Ils hantenttous l’ancien
site Moulinex de Cormelles le Royal (avec la complicité engagée
de l’association de chômeurs APIC), squattent un théâtre
(avec la complicité active de l’équipe du Centre
dramatique national de Normandie), une artothèque (avec la
même complicité), un centre d’animation (prêtant
ses salles). Ils vont voir des spectacles, lisent, vont à
des expos d’art contemporain, empruntent des œuvres,
rencontrent des artistes, des équipes au travail, les femmes
de ménage du théâtre...
Ils écrivent, croisent leurs histoires, poussent leurs gueulantes,
méditent, interrogent leurs devenirs. L’écrivain
monte le livre, à la façon d’un metteur en scène
tout entier tendu vers la justesse, la dignité et la souveraineté
de ces acteurs d’écriture.
Cette lecture-performance sera suivie d’un débat.
Vendredi 25 mai à 20h à l’Espace
des Deux Rives de Pîtres (27) (près de Pont de l’Arche)

Joli mai
5 mai 2007
aux Halles de Schaerbeek
le 4 mai 2007 à 19h50
Les dauphins ivres de Pierre Duys
Paru sur le site Plaiethore
http://plaiethore.cowblog.fr
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Je ne veux plus croire celui qui chantait que son pays était
plat.
Le pays de Pierre Duys est tout sauf plat. La ville d'Anvers
est tout sauf linéaire et sans aspérités.
Comment marchez-vous dans votre ville ?
Certains ont les yeux rivés au bitume crotté,
le nez dans les nuages poussifs, la bouche cousue par la mauvaise
journée de la veille, les mains crispées sur
les besoins insatisfaits, les paupières collées
par la fatigue des revendications, le nez en autarcie de pâté
de maisons et les oreilles telles des écoutilles de
sous-marins en perdition des autres humanoïdes en immersion.
D'autres marchent en ayant pour ambition de vivre les rues,
les impasses, les boulevards, les quais, les abords de chantiers,
les places de marché, les parvis d'églises,
de respirer les cris, les coups de gueules, les plaintes et
les petites victoires non feintes, de boire les mains, les
visages, les corps, les poils, les soupirs, les grimaces et
la salive du peuple ; ils marchent en ayant l'envie de remonter
aux origines des convictions, de toucher l'historique des
idées, de dégringoler les marches de ceux qui
ont trébuché, d'escalader les tours de ceux
qui veulent dominer et faire chavirer.
Vous manquez de lumière ? Suivez l'éclaireur
!
Il vous montrera les fleuves et ruisseaux, les montagnes et
les plaines, la géologie urbaine et politique, et puis
la faune, un peu de flore, et ce toujours avec poésie,
quelque fois avec la violence de celui qui aime approcher
l'autre et la lucidité de tel qui volontiers débande
la vue. Le bandeau égocentrique à terre, vous
pourrez, si vous y croyez par avance, rencontrer alors cette
race de dauphins, « Les dauphins ivres », celle
qui s‘enivre dans les grottes de béton et danse
au fond d'un cratère citadin épicentral.
Extraits choisis (re-difficilement choisis) de « Les
dauphins ivres » :
« … Une panthère noire hippie clouée
au comptoir se tortille. Survenue il y a six mois du Sénégal,
elle rallume la savane soucieuse. Les clients rappliquent
et la croisent et n'en croient pas leurs yeux. Il y a ceux
qui osent un coup d'œil clandestin et les autres pour
qui les torticolis guettent. Elle savoure, la panthère
noire, ses interminables jambes montées sur pilotis.
Elle ronronne derrière les verres fumés de ses
lunettes rouges et insondables. Lèvres clignotantes
sous langue de rosée, ses ongles griffent le bois rouge
du comptoir rouge. Elle parle rouge, elle rit rouge, la peinture
se fissure, ses talons alpestres piétinent ma peau
rosissante. Elle drague à mort la mine épanouie
du patron. ...»
« … Ce soir, les gens me paraissent fermés,
farouches.
On me prend pour un flic parce que je ne respecte pas les
codes, parce que je parle et que je n'ai pas peur. Ne pas
se laisser distancer. Ne pas succomber aux panoramas des paranos,
ils n'attendent que cela. Il faut convier soi-même l'autre
farouchement et se convier à soi-même. Sans cela,
on ne suscite que des cérémonies, salutations
obliques et propos estropiés. Allègres élans
écoulés de biais mêlés de culpabilité,
mépris, timidité. Il est essoufflant d'échanger
ces phrases convenues avant de pouvoir s'exprimer. Est-ce
une indifférence, une rancœur réservée,
le constat d'un échec, le mouvement naturel des choses,
celui du monde ? ...»
Un grand merci à l'ami Piotrevski, pour m'avoir autorisé
à publier quelques extraits de ses bouquins.
|
Lecture publique de
"Nous ne sommes pas une fiction"
à Caen le samedi 21 avril
Au Panta Théâtre
avec Lucienne Billard, Vincent Bouëtiez, Josette Gosselin,
Catherine Hug, Maguy Lalizel, Annie Prosper
et Philippe Ripoll













Sur le site de Vincent Engels
http://www.vincent-engel.com/
Les chroniques de Le Paige s’écrivent
avec un "v" majuscule
La Vérité s’écrit avec un v minuscule,
Article publié le mercredi 18 avril 2007.
Hugues Le Paige a un parcours journalistique remarquable.
Ces dernières années, il a présenté,
sur la Première, une chronique hebdomadaire, qui se
retrouve sur notre site. Ces chroniques ont été
rassemblées dans un recueil, occasion à un entretien
au cours duquel Hugues Le Paige revient autant sur l’actualité
que sur son parcours professionnel et politique.
|
Ecouter
l'interview
Février mars 2007
à la foire du livre







Le 13 janvier 2007
Sur le site de la librairie Graffiti
http://librairiegraffiti.wordpress.com/
Merveilleux livre que ces “Dernières nouvelles
du labyrinthe” publié aux éditions la
Mesure du possible. Jacques Raket rassemble ici vingt et une
nouvelles au thème récurrent : le labyrinthe.
Émanations littéraires aux styles très
divers (du polar à la SF en passant par la biographie),
ce recueil ne manque ni d’humour ni d’érudition.
Chaque nouvelle s’accompagne d’une recherche graphique
et de notes d’un grand intérêt. Jacques
Raket connaît son affaire: depuis dix ans il se consacre
aux dédales. Il nous livre donc ici une partie de son
savoir sous une forme hybride qui fait correspondre avec bonheur
fond et forme. Objet brillant aux milles facettes, aux frontières
incertaines, cabinet de curiosités littéraires
qui n’est pas loin de l’univers d’un Hugo
Pratt. Mille voyages, mille personnages, mille rencontres,
parmi lesquels le lecteur saura (re)trouver son chemin.
Jacques Raket
Dernières nouvelles du labyrinthe
Ed. La Mesure du possible
|
Janvier 2007
articles parus dans "Le vif"
Sur
le stylo d'Alexandre Villedieu de Michel Gheude
document PDF
Sur
Dernières nouvelles du labyrinthe de Jacques Raket document
PDF
Décembre 2006
Décembre 2006
Mai 2006,
“Joli Mai”
Les Halles de Schaerbeek et les éditions Aden organisent
un salon du livre
alternatif le samedi 27 mai 2006.
Rue Royale Sainte Marie 22
1030 Bruxelles
Nous y étions en compagnie des Carnets du Dessert de Lune.
Mars 2006,
“Mon défunt ami Georges Pérec aurait
sûrement,
autrefois, applaudi à pareille entreprise !”
Extrait de Contrechamps, Pierre Mertens, le Soir, 24 mars 2006
“Il est venu à un jeune éditeur une idée
toute simple, comme l’œuf de Colomb, évidente comme
le nez au milieu de la figure.
Celle de dresser des Inventaires — c’est le titre de la
collection — d’individus ou de communautés ayant
partagé le même sort. Ainsi, pour l’année
2004, ont paru des nomenclatures citant, de façon quasi exhaustive,
des listes de naufragés (candidats malheureux à l’exil
ou à l’immigration, auxquels préluda naguère
un certain boat people), de profanés (ces juifs et arabes insultés
jusqu’au tréfonds des cimetières), des “délocalisés”
(les entreprises installées dans un pays de l’UE ayant
fait le choix de transporter ailleurs leurs activités. A l’ombre
du phénomène, précise l’agumentaire, du “travail
se perd et des gens s’effacent”.)
Le relevé de l’année 2005 commence fort, sur un
catalogue établi par Cleveland Moffett, des condamnés
à mort en Amérique du Nord, de Hunstville à Saint-Quentin
de Bonne-Terre (!) à Starke. Pour chacun de ceux-ci, une fiche
signalétique précisant l’identité, le sexe,
la couleur, l’âge du criminel et de la victime, le modus
operadni de l’acte criminel et celui de son exécution (pour
à peu près tous, on n’arrête pas le progrès
: une injection létale) et, détail, si on ose dire, “croustillant”
: le menu de l’ultime repas ingurgité par celui ou celle
que l’État de Californie ou celui du Missouri ou celui
de Floride a choisi d’ainsi immoler au nom d’un certaine
conception de l’ordre social (cela va des pickles à la
sauce country jusqu’au banana split ou des hamburgers au fromage
jusqu’au milkshake vanille. Mais, parfois, il peut s’agir
de Noirs, le dernier repas est refusé. On s’en va à
jeun ad patres).
On pourrait douter de l’utilité de ce genre de palmarès.
Et trouver gratuite une démarche à aligner sans commentaire,
sans état d’âme, de tels phénomènes.
Je me suis pourtant laissé dire que la lecture en public de ces
additions de noms produit son petit effet. Je ne m’en étonne
pas. Il ne s’agit pas de “gadget” … mais d’impitoyables
miroirs de société. L’accumulation lancinante de
ces réprouvés, de ces bannis, de ces marginalisés
de tous poils — toutes histoires confondues — doit accéder
à une éloquence singulière que ne pourrait égaler
nul plaidoyer (ni aucun réquisitoire).
Mon défunt ami Georges Pérec aurait sûrement, autrefois,
applaudi à pareille entreprise !
“Un fait est plus fort qu’un lord-maire”, comme disait
l’autre. Et certaines nécrologies valent bien toutes les
oraisons funèbres.
La seule mention de la durée du séjour dans le couloir
de la mort se passe, quelquefois, de tout commentaire.
Souhaitons donc longue vie aux éditions modestement intitulées
“La mesure du possible” pour qu’elles soient à
même d’ainis nous “informer” (nous n’avons
pas toujours besoin de discours sociologiques).” (…)
Actualité du mois de Février 2006
Sur le site de Tours
et Taxis
Du 15 au 19 février au stand 437 magasin 4. La mesure du possible
partagera son stand
avec "Les carnets du dessert de lune"
Parution de Inventaire # 4 " Exécutés
", Death Penalty 2005.
Jeudi 16 février
de 18h00 à 19h00.
Cleveland Moffett, l'auteur de cet inventaire, sera présent sur
le stand.
Séance de signature des auteurs de "Gembloux,
à la recherche de l'armée oubliée"
Mercredi 15 février de 15h30 à 16h30,
Avec Sam Touzani, Ben Hamidou, Gennaro Pitisci et Nacer Nafti.
Merci
de nous prévenir de votre passage au 02 646 63 74 ou par mail
courrierlautresite@skynet.be
Site officiel de la foire du Livre: http://www.foiredulivre.com/2006/
Au KVS
Du 22 au 25 février à 20 h 30 et le 26 février
à 15 h
7 Quai aux Pierres de Taille - 1000 Bruxelles
(c) Morelli,
Anne [red.],
Histoire des étrangers et de l'immigration en Belgique de la
préhistoire à nos jours, Bruxelles, Couleur Livres,
1992.
GEMBLOUX
À la recherche de l’armée oubliée
Réservations : 02.210.11.12
tickets@kvs.be
http://www.kvs.be
Production de Smoners asbl, KVS, Brocoli Théâtre et Théâtre
de L’Escalier
Sam Touzani et Ben Hamidou
Mise en scène : Gennaro Pitisci
Assistante à la mise en scène : Monique Wilsens
Dramaturgie : Jan Goossens
Scénographie et éclairages : Ruud Gielens et Gennaro
Pitisci
Régie : Stephen Ferrari & Josse Derbaix
Musiques: Gaston Hénuzet
"Un spectacle bouleversant
entre humour et rigueur. Sam Touzani et Ben Hamidou font revivre un
épisode oublié de la guerre 40. (...)" - Laurent
Ancion, Le Soir 24/02/04.
"Les deux excellents comédiens, "stars"
dans leur communauté, Ben Hamidou et Sam Touzani, présentent
au Bottelarij, avec "Gembloux", un spectacle hors normes..."
- Guy Duplat, La Libre Belgique, 24/02/04
Cela fait des mois que Ben et Sam, tous deux artistes maroxellois, ont
décidé de se retrouver une fois par semaine à Molenbeek,
le jour du marché. De la douce errance au milieu des couleurs
parfumées des échoppes, aux discussions enfumées
des bars à thé, ils se questionnent sur l’exécrable
climat international et les menaces de guerre…Cris de marchands,
odeurs du Sud, CNN et Al Jazeera !
Et comme la peur de nouvelles guerres ramène toutes les anciennes
à notre souvenir, les vieux racontent, les amnésiques
se souviennent et témoignent. Dans les bistrots, Sam et Ben découvrent
une bataille héroïque totalement oubliée par l’Histoire
: celle de Gembloux en 1940. Celle qui a vu les Tirailleurs marocains,
engagés dans l’armée française, anéantir
une division blindée d’Adolphe Hitler. Cet unique succès
tactique des Français leur a permis de s’organiser, et
a, sans aucun doute, joué un rôle déterminant dans
la victoire finale sur le nazisme.
En quête d’un réquisitoire contre les guerres, mais
aussi de valorisation des cultures issues de l’immigration, ces
deux artistes nous racontent leur exploration hebdomadaire de la terrible,
mais oubliée, Bataille de Gembloux.
Avec Gennaro Pitisci (du Brocoli Théâtre) et le poète
Nacer Nafti, les deux acteurs Ben Hamidou et Sam Touzani se sont lancés
dans une entreprise artistique collective qui a pour but de rafraîchir
une partie de notre mémoire. Sous le titre de Gembloux, ils racontent
l’histoire de tirailleurs nord-africains qui sont tombés
au combat dans les rangs alliés pendant la Deuxième Guerre
Mondiale. Un cimetière près de Gembloux rassemble les
tombes de centaines de volontaires qui ont été incorporés
dans l’armée française. Ils ont été
recrutés dans leurs villages avec des promesses de gloire et
d’argent, ont débarqué à Marseille et sont
allés jusque dans les Ardennes, où ils ont offert une
résistance farouche aux Allemands. Depuis, ils ont été
honteusement oubliés. Le spectacle esquisse l’odyssée
d’un tirailleur fictif, basée sur des faits réels.
Le livre
« Gembloux, à la recherche de l’armée oubliée
»,
est paru aux Editions la mesure du possible.
Auteurs : Ben Hamidou, Nacer Nafti, Gennaro Pitisci et Sam Touzani,
avec une préface de Laurent Ancion.
Format : 13 x19 cm – 100 pages - Prix public : 10 euros. ISBN
: 2-930441-03-8
Vous pouvez contacter les Editions la mesure du possible sur www.lautresite.com
ou courrierlautresite@skynet.be
Actualité du mois de décembre 2005
Parution dans la collection "Vents favorables"
Le Manteau de Voltaire de Michel Jocquet
On croise, chez Michel
Jocquet, Pessoa et sa plume,
un couteau et une fourchette en grande discussion, quelques amants fort
occupés, beaucoup de bouquinistes affairés, un évêque,
un président et un prince, l’un ou l’autre chat,
deux joueurs d’échecs, des grèvistes de la région
du Centre dans les années 60, Pablo Picasso et ses couleurs,
un gonfleur de pneus, des marins du grand large et bien sûr, Voltaire
et son manteau. Ce sont des histoires courtes, presque de petits contes
écrits sur le marbre des tables de cafés. Des portraits
jetés, jamais cyniques, toujours touchants. De brefs poèmes
où la nuit entre et où “les arbres s’éteignent”.
Car chez Michel Jocquet, tout était sensible. Voici donc un livre
d’humanité. Au total, c’est aussi une vie d’homme.
Francis Dannemark
ouvre et Michel Gheude
referme ce “Manteau de Voltaire”.
11,5 x 19cm / 104 pages
Prix de vente : 8 €.
Présentation du livre le vendredi 16 décembre au "Penafidelis"
11 place Van Meenen à 1060 Saint-Gilles à partir de 19
heures.
Merci de nous prévenir de votre passage au 02 646 63 74 ou par
mail courrierlautresite@skynet.be
Actualité du mois de novembre 2005
Parutions dans la collection 1/20ème
« Gembloux, à la recherche de l’armée
oubliée »
“Le Crime du Congo” de Arthur Conan Doyle
Actualité du mois de
septembre
Lecture publique à Arles
Le vendredi 17 septembre 11, rue Georges Bizet
à 20 heures.
"Le journal de vin d'heures", chroniques.
Par Paul Hermant dans le cadre de l'exposition de photographies de Luc
Hermant.
Renseignements: 06 26 13 50 16 (réservation obligatoire)
A l'invitation du CIRE,
lecture de l'inventaire "Naufragés"
Quelles politiques migratoires pour demain?
Une réflexion nécessaire mais difficile.
Le lundi 20 septembre 2005 à 16h30 à l'Espace Senghor
366, Chaussée de Wavre – 1040 Bruxelles
(piétonnier de la Place Jourdan)
PROGRAMME :
16h30-17h : Lecture par Paul Hermant d'« Inventaires / Naufragés
» (édité par « La mesure du possible »,
nouvelle maison d'édition de Causes Communes).
« Inventaires/Naufragés » regroupe des coupures de
presse faisant état des naufrages des « candidats à
l'immigration » qui traversent les mers sur des rafiots ou des
barques pourries et qui y perdent la vie. Cet inventaire est poursuivi
et mis à jour quotidiennement sur le site internet du Ciré
(http://www.cire.be/naufrages.html).
17h-18h30 : Interventions
• Monsieur Henri GOLDMAN, Coordinateur de l'observatoire des
migrations au CECLR
• Madame Isabelle MAZZARA, Conseillère auprès
du Ministre de l'Intérieur (sous réserve)
• Monsieur Jacques OUZIEL, directeur adjoint de la cellule stratégique
auprès de la ministre de l'emploi
• Madame Catelene PASSCHIER, secrétaire générale
de la Confédération européenne des syndicats
• Monsieur Andréa REA, Professeur ULB, Directeur du groupe
d'études sur l'ethnicité, le racisme, les migrations
et l'exclusion (GERME)
• Monsieur Pierre REMAN, Professeur UCL, Directeur de la Faculté
ouverte de politique économique et sociale (FOPES)
• Monsieur Felipe VAN KEIRSBLICK, adjoint assistant au secrétaire
général de la CNE
18h30-19h30 : Débat
Il sera constitué de vos questions et réflexions par
rapport aux interventions des personnes-ressources et au document
«Quelle(s) politique(s) migratoires pour demain? Etat de notre
réflexion à ce jour ».
19h30-21h : Verre de l'amitié
Actualités 1 de Juin.
Les 25 et 26 juin 2005, la mesure du possible sera au "livre
sur la chaussée"
à Ixelles, Belgique.
LE LIVRE SUR LA CHAUSSEE :
Samedi 25 juin de 10h00 à 23h00
Dimanche 26 juin de 10h00 à 18h00
Réunissant plus de 90 maisons d'éditions belges, françaises
et luxembourgeoises, cette manifestation se déroulera sur la
chaussée de Wavre, (entre la rue du Trône et la rue de
La Tulipe) Maisons d'éditions présentes :
Aden - Agone - L'Amourier - L'Ane qui butine - L'Arbre - L'Arbre Debout
- Association pour l'Art et l'Expression Libre - Atelier de Création
Libertaire - L'Atelier du Poisson Soluble - L'Atelier du Prussien -
Atrabile - Autrement Dit - Ayrel - Bénévent - Bérénice
- Biliki - B.M de Charleville - Brandes - Jacques Brémond - Cadex
- Les Capucines - Les Carnets du Dessert de Lune - Le Castor Astral/Escales
du Nord - Editions des Cendres - La Cinquième couche - Coconino
Press - Colophon - Conférence - Contradictions - Cornelius -
Editions du Croquant - C4 - Dagarno - Ecbolade - L'Echappée -
Editinter - L'Employé du Moi - L'Epi de Seigle - Epo - L'Esprit
Frappeur - Ethnies - L'Etoile des Limites - Feel - Folle Avoine - Frémok
- Graphein - Hauteurs - Hermaphrodite - Homnisphères - Homes
International - L'Idée Bleue - L'Impatiente - Les Impressions
Nouvelles - Indications - Insomniaque - Lady Schöne - Laetoli,
Jean-Claude Le Floch, Du Lérot - Le Lézard - Maelström
- Le Marais du Livre - La Mauvaise Graine - Mémor -
La Mesure du Possible - Nautilus - La Nuit Myrtide
- Obsidiane - Orpailleur - La Pierre d'Alun - Phi - Le Pré Carré
- Que - Quinoa - Les Racines de Papier - Rackham - Les Requins Marteaux
- Rétro-Viseur - Le Sansonnet - Le Somnambule Equivoque - Tache
Production - Tahin Party - Le Temps des Cerises - Le Tetras-Lyre - Tribord
- Editions Sociales - Séquences - Pierre Vaast - Vertige Graphic
- Catherine Wilkin - Luce Wilquin - Yellow Now.
Les associations : C.E.C - Elzenhof VGC - Racont'art ASBL
Les librairies : La Bande des Six Nez - La Borgne Agasse, Librairie
des Elephants - Impressions - Piques Puces - La Proue. Atelier d'écriture
& paysage durant les deux jours Animé en neéerlandais
par Luc Deflo, auteur de policiers, habitant d'Ixelles, et en français
par Sylvain Farhi, poète, romancier,ancien étudiant à
l’Athénée Charles Janssens.
Venez mettre en mots et en images vos envies, vos rêves, vos histoires.
Apportez vos crayons, vos stylos, vos feutres, vos pinceaux, vos feuilles
blanches. Tous les projets réalisés seront en permanence
exposés dans l’espace réservé à l’atelier
d’écriture. Inscription sur place le samedi et le dimanche
de 10h00 à` 12h00 Premier atelier de 12h00 à` 14h30 Deuxième
atelier de 16h00 à` 17h30 Spectacles, Lectures & Animations
:
Dimanche 26 juin Podium « Goffart » de 12h00
à 18h00 :
12h00 : Pierre Duys (Lectures sur la chaussée)
12h30 : Maelström éditions (Lectures par Daniele Eusepi
et David Giannoni)
13h00 : Perlette Adler (Lectures Privées)
14h00 : Sylvain Farhi (Mise en voix et percussions d'Assoiffé,
carnet d'un voyage latino)
15h00 : Philippe Bégaux (Fragments 'un bègue)
16h00 : Paul Hermant (Lectures Publiques)
16h30 : Maelström éditions (Lectures par Kenan Görgün
et Serge Noël)
17h00 : Porra Antequerana (mise en chair et en os d'une recette de La
Cuisine Molle pour édentés) Intermèdes assurés
par la micro-fanfare « Los Trogos »
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