La mesure du possible

est invitée au


Salon des éditeurs indépendants



Le goût des pages

le dimanche 12 et le lundi 13 avril de 10 h à 19 h

Lecture de Michel Gheude



"Le stylo d'Alexandre Villedieu"

Lundi 13 avril à 14h00

voir le programme sur le site du Goût des pages






"Missing"



Brocoli Théâtre


Dans le cadre de la Journée internationale de la Femme,

à l’initiative de Nadia El Yousfi, Echevine de l’Egalité des Chances,

avec le soutien des Bourgmestre et Echevins de la Commune de Forest

Vendredi 6 mars à 20h,

à l'Abbaye de Forest

9 Place St-Denis – 1190 Bruxelles

www.brocolitheatre.be brocoli@skynet.be

www.brocolitheatre.be

brocoli@skynet.be




"Missing"



Brocoli Théâtre



Centre culturel Evere



Samedi 28 mars à 20h,

à l'Espace Toots

125 rue Stuckens -1140 Evere

http://centreculturelevere.be

ccvevere@voo.be

Réservations : 02.241.15.83


10 mars 2009


"Missing"

de Génaro Pitisci



A reçu le prix


"j'en pince"

de

" Vie féminine"

www.viefeminine.be/spip.php?article963



 


Paru dans le Journal n° 19

de


CULTURE ET DEMOCRATIE

Missing
L’éblouissement culturel


Pour la première fois dema vie, j’ai osé mettre ma photo surmon CV, s’exclamait un jeune Africain, au lendemain de l’élection de Barack Obama. La scène se déroulait auThé auHarem d’Archi Ahmed, un café-restaurant de Saint-Josse, lors d’une représentation de la pièceMissing,mise en scène et produite par le Brocoli Théâtre.

Ce soir-là, nous, le public, avons vécu desmoments de pure magie. Ce spectacle était en effet l’aboutissement d’un travail de près de trois ans, entrepris à l’initiative de cette petite commune bruxelloise, et mené à bien par une compagnie de théâtre-action, avec la participation active des habitants. Pas les habitués des salles de spectacle.

Non. Des volontaires recrutés dans des cours de français pour immigrés.

Issus des quatre coins du monde, une trentaine d’entre eux acceptèrent de jouer le jeu.

Un réel défi lorsqu’on sait que cette pièce à inventer, écrire, monter, jouer avait pour thème les relations femmes-hommes. Dans un contexte culturel où la mixité reste taboue, les unes et les autres se réunirent séparément pendant trois mois. Chacun eut la parole.

Et posa des questions à l’autre groupe par animateurs interposés.

Rédigé par Gennaro Pitisci, le texte final de cette création collective évite les grands clichés, les prises de position à l’emporte-pièce et séduit par le sens de l’écoute dont il témoigne.

Lorsque les répétitions théâtrales mixtes commencèrent, les pressions sociales se firent pesantes. Certains n’avaient pas dit à leur famille qu’ils participaient à la création d’un spectacle, laissant penser à leur entourage qu’ils se rendaient à leur cours de français. D’autres, surtout lorsqu’ils découvrirent la grande salle du théâtre Le Public, où devait se jouer la première de la pièce, eurent brusquement peur d’assumer une prise de parole en public.




Tant et si bien que la trentaine de participants fondit comme glace sur la langue. Seuls deux d’entre eux restèrent jusqu’au bout. Les deux acteurs principaux, qui jouent tous les rôles de la pièce, soutenus par un choeur d’une vingtaine de personnes, représentant ceux qui s’éclipsèrent au fur et à mesure.

Deux figures inouïes:Meryem, une jeune femme turque, ne parlant pas le français, mais qui a parfaitement appris son texte et le restitue avec un charisme et une présence sur scène extraordinaires.
EtHamid, venu assister aux répétitions bracelet électronique au pied, et qui n’a fait part aux autres membres du groupe de son statut de prisonnier que le jour où on lui a enlevé son moderne boulet. Évoqué lors du spectacle, je pensais que cet épisode faisait partie de la fiction théâtrale.Mais non.Nous étions en plein dans la réalité.

Cette pièce, qui mêle avec brio le récit de l’atelier et la fiction collectivement inventée, n’est-elle pas une illustration quasi parfaite – emblématique – du droit à l’épanouissement culturel de tous les citoyens, à commencer par les plus défavorisés, fragilisés, marginalisés ?

Elle a en effet permis à des personnes n’ayant jamais mis le pied dans un théâtre, non seulement d’assister au spectacle, mais aussi pour certains d’y participer en tant qu’acteurs.

Missing illustre l’importance du dire et nous rappelle que tout ce qui paraît impossible à changer en ce monde peut être exprimé, revisité, transformé, souligne Gennaro Pitisci. Cette quête relève d’un engagement artistique et politique qui traduit notre fascination pour tout ce qui relie les hommes.

Anne-Marie Impe

rédactrice en chef d’Enjeux internationaux


PS: Envie d’assister à la prochaine représentation?
brocoli@skynet.be ou 02 539 36 87. Le texte est également devenu livre, grâce à La mesure du possible, une petite maison d’éditions originale et courageuse, qui s’est spécialisée dans la publication de paroles collectives.





Festival des Libertés

Le samedi 18 octobre à 18h30

Missing


Au Flagey

Studio 1 - Place Sainte-Croix – 1050 Bruxelles

Réservations : 02.641.10.20

www.festivaldeslibertes.be




Du 10 au 14 septembre à 19 h

(+ 13h30 le 12/09)



"Missing"

de Génaro Pitisci

AU BOTANIQUE

Avec Meryem ABALI EROL
&
Abdhelhamid RAHALI SIHA.


Salle de l’Orangerie – 236 rue Royale – 1210 Bruxelle

Réservations 02.539.36.87 www.brocolitheatre.be brocoli@skynet.be



Le texte du spectacle est publié aux Éditions la Mesure du possible.

Présentation publique de l’ouvrage,

le 10 septembre, à l’issue de la représentation.


sortie prévue le 12 octobre 2008








les images du spectacle ont été réalisées par Marcel Mussen



Patrick Quinet,


auteur et membre du comité de lecture de nos éditions

est mort ce dimanche 1er juin.

C'était un vieux compagnon de route,

c'était surtout un grand ami et un très bel homme.

Son livre, "Le petit théâtre des opérations",

paru en 2006, raconte entre choses ses parcours

dans l'ex-Yougoslavie en guerre et les débuts de la maladie qui

l'emporta.On peut utilement le relire aujourd'hui.


On peut retrouver

Patrick Quinet en chansons aussi sur

http://www.myspace.com/patrickquinetchansons

C'est une mémoire à suivre, bien sûr...












29 avril 2008


Lauréat du Prix Sony Labou Tansi

des lycéens 2007-2008


Voir des extraits des lectures

sur le site du CRDP limousin

Voir le détail du vote


Communiqué de presse

Le Prix d’écriture théâtrale Sony Labou Tansi des lycéens 2008 a été attribué à « Gembloux, à la recherche de l’armée oubliée » de Ben Hamidou, Nacer Nafti, Gennaro Pitisci et Sam Touzani

Les éditions de la Mesure du Possible ont le plaisir de vous annoncer que le livre « Gembloux, à la recherche de l’armée oubliée », création collective de Ben Hamidou, Nacer Nafti, Gennaro Pitisci et Sam Touzani, a remporté le 29 avril dernier le Prix Sony Labou Tansi.

Ce prix, décerné depuis 2003 et organisé par le Pôle national Ressources Ecritures contemporaines francophones et théâtre et la Maison des Auteurs du Limousin, est décerné par un comité de lecteurs lycéens représentant 400 élèves du Limousin, de la Drôme, de la Guadeloupe, de la Réunion et de Belgique.

«Gembloux, à la recherche de l’armée oubliée» raconte un épisode largement passé sous silence de la débâcle de 1940 en Belgique. Du 12 au 16 mai 1940, la « trouée de Gembloux » vit s’affronter des unités de la Première Armée française et des divisions Panzer nazies.

La bataille de Gembloux endigua considérablement l’avance allemande et procura aux alliés une victoire qui ne fut jamais exploitée. Les unités françaises étaient notamment composées d’environ deux mille Tirailleurs marocains. Seules les stèles aujourd’hui racontent ceux qui sont restés à Gembloux.

De ce moment de guerre, Sam Touzani, Ben Hamidou, Nacer Nafti et Gennaro Pitisci ont fait un acte de théâtre. Un texte où la légereté le dispute au tragique et où l’humour vient heureusement tempérer l’horreur des champs d’honneur. C’est aussi — et c’est primordial — un morceau de mémoire revisité par des enfants de l’immigration qui sont les neveux ou les petits-fils de ces soldats de mai 1940 et dont tout, jusqu’ici, leur avait caché l’existence. Ce livre a paru aux éditions de la


Mesure du Possible en 2005. La Mesure du Possible est la maison d’éditions de Causes

Communes, asbl. Contact : Paul Hermant / Eric Masquelier 02 646 63 74/ courrierlautresite@skynet.be


Nous ne sommes pas une fiction

voir la vidéo sur le site de

CityZen TV Normandie






Samedi 8 mars 2008 à 17h



Médiathèque de l'Agglomération Troyenne

Renseignements au 03.25.43.32.10

"Nous ne sommes pas une fiction"

Ils sont neuf.

Ils ont écrit, en compagnie de Philippe Ripoll.

Ouvrières, chercheurs d'emploi, chomeurs, immigrés régularisés,

tous ont en commun la précarité, à différents degrés,

la fragilité des situations sociales et intimes, et aussi la solidarité,

individuelle ou collective.


Lectures publiques


Inventaire # 5


Etrangés



Le 23 février 2008 à 15h00

Bibliothèque d'Auvelais, Grand Place 5060 Sambreville



Le 28 février 2008 de 12h00 à 14h00

FUCID 7 rue Bruno, 5000 Namur



Le 7 mars 2008 à 9h30 à 12h30

Maison des associations de Charleroi

80 Route de Mons, 6030 Marchienne-au-Pont



Le 20 mars 2008 à partir de 15h00

Café alternatif

Place du Général Piron, 5660 Couvin



Le 17 avril 2008 à partir de 19h00

Librairie Point Virgule

1 rue Lelièvre, 5000 Namur





Samedi 12 janvier 2008 à 20h00



Dans le cadre du séminaire

Joindre le geste à la parole

Journée dédiée à Henry Inberg


Un séminaire autour des pratiques artistiques

engagées et participatives


avec la participation de

François Bon / Christian Ruby / Paul Ardenne /

Véronique Nahoum Grappe / Marc Pataut / Patrick Leboutte / Olivier Blin /

Anne Closset / Nicolas Frize / Philippe Ripoll / Willy Thomas



Aux Halles de Schaerbeek

22b rue Royale Ste Marie à 1030 Schaerbeek

02 218 21 07

www.halles.be


Lecture publique

"Nous ne sommes pas une fiction"


Ils sont neuf.

Ils ont écrit, en compagnie de Philippe Ripoll.

Ouvrières, chercheurs d'emploi, chomeurs, immigrés régularisés,

tous ont en commun la précarité, à différents degrés,

la fragilité des situations sociales et intimes, et aussi la solidarité,

individuelle ou collective.


Article paru

le mardi 15 janvier 2008

sur le blog

de François Bon


http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1140


A quoi on reconnaît le son, la phrase d’un texte écrit en atelier d’écriture ?

Pourtant, lorsque les cinq lecteurs accompagnant Pilippe Ripoll aux Halles de Schaerbeek, samedi soir, ont commencé de lire, c’était pour moi une évidence. Une manière de voir le réel à travers les phrases ?

Ou seulement la présence du désastre, qu’on y répond par la langue, et que ce faisant on l’éloigne ?

Ils se sont rassemblés à neuf autour de Philippe Ripoll, et pendant 9 mois c’était quasiment tous les week-ends : on sort du dispositif dit (atelier d’écriture — c’est un livre écrit à plusieurs, voilà.

Dans la façon dont circulaient les personnages, les noms, je retrouvais un peu de ce mystère Phobos : ce sont les narrateurs du livre qui surgissent devant nous, et par lesquels on entre dans le livre.

Autre complexité de la démarche : 5 ouvrières de Moulinex (3 sont là et lisent), mais auxquelles se sont joint une passionnée de lecture, « femme de ménage chez des particuliers » se présente-t-elle, par simple goût d’écrire (elle n’avait jamais (écrit auparavant), ou Franklin Ibom-Bieng, qui vit en foyer et fréquente l’association de chômeurs à l’initiative du travail. Mais aussi Vincent du Bouëtiez, qui agissait pour l’agence de reclassement et a voulu comprendre plus au fond, y compris son propre malaise — et c’est lui qu’on entend lire dans le premier extrait vidéo.

Le livre est paru au début de l’année : je me refuse à considérer ce livre comme un atelier d’écriture, même si c’est bien cette question, intervention artistique et action sociale (questions qu’on ne se pose plus en France), qui nous rassemblait ces deux jours à Namur et Bruxelles. C’est un récit à plusieurs voix, avec l’obligation de raper les mots sur quelques mêmes thèmes, jusqu’à extorquer la différence, la singularité. Un livre qui souffre, et capable d’échappées vaguement monstreuses (décliner pendant des semaines les réponses possibles à l’antienne qu’est-ce que tu deviens, qu’est-ce que tu es devenue, qu’est-ce que tu vas devenir, qu’est-ce que tu ne veux pas devenir) ou oniriques.

Je connaissais le gâchis Moulinex par nombre de documents sociologiques, lus au moment où je travaillais moi-même Daewoo (étrange qu’ils me disent s’être servi du livre, alors que telle image qu’ils y lisaient venaient précisément de leur propre usine). Mais je le connaissais aussi par Ouvrière, le singulier et magnifique livre de Franck Magloire : comme Vincent, Franck avait découvert la réalité Moulinex en y travaillant, brièvement, aux « ressources humaines ». Lui avait alors sauté à la figure tout ce que sa propre mère ne lui avait jamais dit. Il a écrit le livre sans rien lui demander, et lui a offert une fois publié pour exprimer cette dette du silence. Et quand bien même le succès de vente qu’est devenu ce livre (mais on nous assène le même refrain dès lors qu’il s’agit de réalité « sociale », ça ne peut en ce cas relever que du témoignage) s’est fait sur cette simplification, alors que la force venait de la phrase, de ce qu’on nomme littérature...

Philippe Ripoll a mené l’aventure à son terme grâce à un éditeur de Bruxelles : La mesure du possible, encore un petit caillou dans nos jardins d’ici. Le livre coûte 10 euros, mais ne l’achetez pas par solidarité, ni même par colère, lisez-le parce que c’est nous, ces fissures, cette description du monde quand il bascule. Il s’agit de littérature, de jeu continu avec la totalité des strates de la représentation, jusqu’aux discussions et tensions dans le groupe.

Ils ont lu pendant 50 minutes environ, à six. Sur la table, des moulins à café résidus de l’aventure Moulinex : lorsque le texte confine au tragique, les mains ouvrières appuient sur les moulins, et on éclate de rire bouche collée micro. Alors le gâchis industriel et financier confine à la folie : c’est elle qu’on leur renvoie à la face.

Ci-dessous, volé au livre, son prologue, simple description par Franklin Ibom-Bieng de son foyer, le Cap Horn. Plus deux extraits en mauvaise vidéo (captation appareil photo numérique).

On trouvera sur lautresite, l’association Causes Communes qui édite La mesure du possible d’autres pistes, et en particulier la très singulière collection de leur collection Inventaires.


François Bon




Article d'Isabelle LÊ

paru dans Ouest France


Chômeurs, ils ont mis des mots sur leurs maux

le 8 janvier 2008



Anciens de Moulinex, demandeurs d'emploi, ex-salarié d'une cellule de reclassement, immigré. Leur point commun : la précarité. Ils en ont tiré un livre de « proche-réalité. »
Samedi, ils liront leurs textes à Bruxelles dans un lieu « prestigieux », sourit Philippe Ripoll. Cet auteur haut-normand, « embarqué » dans la réalité sociale, a animé des ateliers d'écriture avec d'anciennes ouvrières de Moulinex, mais aussi des demandeurs d'emploi ou bien des étrangers en attente d'une régularisation. De ces rencontres est né un livre, « Nous ne sommes pas une fiction ». En quatrième de couverture, cette phrase : « Vu de très loin, ça pourrait presque être une « télé-réalité », mais en vérité, c'est une proche, très-proche-réalité. » Celle de la vie de millions de personnes, en attente d'un emploi ou de papiers. De ceux qui vivent sous le fameux seuil de pauvreté. Philippe Ripoll leur a donné la parole. Ce familier des ateliers d'écriture aime partir à la rencontre de « l'humain. Aller là où la poésie devrait être présente, où elle devient une arme quand elle permet de mettre des mots sur des maux. » La plupart des ateliers se sont déroulés sur l'ancien site de Moulinex, à Cormelles-le-Royal, aux abords de Caen. Dans un des rares bâtiments resté debout. Celui de l'ancien magasin de vente au personnel, devenu le siège de l'association Apic-Mx qui défend leurs droits. Les anciens de Moulinex ont décidé de ne pas s'effacer. Pas complètement, du moins. Chaque jeudi, ils sont entre 80 et 100 à se retrouver.

Comme Josette Gosselin, 55 ans, ancienne ouvrière spécialisée. Le livre, pour elle, est le moyen de ne pas « oublier que nous avons été balayés comme des malpropres. Certains ne se sont pas relevés ». « Sortir de la maison » Vincent a un parcours singulier. Après la faillite du géant de l'électroménager en 2001, il a oeuvré comme consultant dans la cellule de reclassement de Moulinex. Puis il a adhéré à Apic-Mx. « Je n'étais pas très fier de ce qu'on avait fait. Je ne voulais pas les laisser tomber. » Au Rmi, Annie est fier du travail accompli. « Tout cela me permet de sortir de la maison, de rencontrer des gens. » Dans « Nous ne sommes pas une fiction », chacun raconte son quotidien. Neuf parcours croisés, neuf histoires de vie. « Pour sortir du mépris et de l'auto-mépris. Retrouver une dignité fondamentale », conclut Philippe Ripoll.


Isabelle LÊ. « Nous ne sommes pas une fiction », aux éditions la Mesure du possible. 268 pages, 10 €. L'ouvrage a bénéficié du concours de la Région Basse-Normandie et du Centre régional des lettres.



Le 15 décembre

Dans le cadre de la clôture du cycle

" Exil, Asile "

du service éducatif du Théâtre de Namur.


Présentation de l'ouvrage


" Etrangés "


suivi d'une lecture publique par les auteurs









Paru dans

La libre Belgique


Mis en ligne le 14/12/2007

Namur - exil/asile

Un livre "de chair"

par Chantal Godard



"Etrangés" fera l'objet d'une lecture publique au théâtre royal de Namur ce samedi 15 décembre à 14 h. Ce livre retrace la vie de nombreux exilés.

Sort de presse cette semaine aux éditions "La Mesure du Possible", un livre hors normes. Ecrit par dix interprètes spécialisés pour les migrants et demandeurs d'asile, "Etrangés" fait l'objet d'une lecture publique au théâtre royal de Namur ce 15 décembre à 14 h. Des extraits seront lus à voix haute par les auteurs eux mêmes sur le plateau de la grande salle du TRN dans le cadre de la journée "Brassages", organisée par le Service éducatif du Théâtre.

Sur la place publique

Hors normes tant par son format que par son contenu, "Etrangés" est le dernier né de la collection "Inventaires". Benoîte Dessicy, directrice du Centre d'Action Interculturelle de la province de Namur, nous explique comment est née l'idée de cette écriture : "Cela m'est venu après la lecture à la Maison du Conte de "Naufragés", le premier de la collection "Inventaires" de l'édition "La Mesure du Possible". Nous avons voulu de la même façon mettre sur la place publique les problèmes des migrants. Ceux qui vivent en centres ouverts ou dans la nature, dont on parle peu dans les médias au contraire de ceux qui vivent en centres fermés."

Contact fut pris avec l'éditeur Paul Hermant qui trouva l'occasion belle d'ajouter un cinquième inventaire à sa collection. Après "Naufragés", " Profanés", " Délocalisés" et "Exécutés", est donc né "Etrangés". Ce livre au titre étrange - qui semble marqué d'une faute d'orthographe - est donc le fruit d'un atelier d'écriture mené pendant 6 mois au sein du CAI de Namur par Katia Raimondi, (animatrice spécialisée de la Province de Namur) qui a accompagné 10 interprètes et travailleurs sociaux à destination des migrants. L'écrivaine Eva Kavian y a mis la touche finale.

Témoins invisibles

D'origine étrangère, la plupart des auteurs ont suivi, eux-mêmes et elles-mêmes, le parcours du demandeur d'asile avant de faire office d'interprètes en albanais, russe, turc, arabe, serbo-croate, lingala et swahili. Quelques jours avant la lecture publique et la sortie du livre, nous les avons rencontrés.


Abderrahman Akantayou est interprète en langue arabe et médiateur interculturel à la Ville de Namur : "Nous sommes les témoins invisibles qui écoutons dans l'impartialité, sans intervenir. On reste à l'arrière plan, on ne donne pas de conseils. Nous devons être le plus proche possible dans les deux langues". Danika Paskaj est interprète en langue albanaise : "Je suis moi-même passée par les étapes de demande d'asile. Je suis donc personnellement touchée... En une phrase, on exprime un sentiment tellement fort qu'il n'y a pas besoin d'en rajouter." Quant à Kika Biscil, d'origine serbo-croate : "On parvient à se détacher de ce qu'on a écrit et à prendre du recul. C'est plus fort une fois que c'est dit. Le fait de lire suscite plus d'intérêt pour la lecture du livre. Et quand on lit on a toutes et tous des accents différents." Jacqueline Ntanga, venue du Congo avec son mari dit "éprouver un soulagement une fois que cela devient public. C'est mieux. Le début et la fin de notre parcours nous marquent très fort. Pourquoi ne pas l'écrire, écrire quelque chose que j'ai moi même souffert... En tant qu'Africaine, je me sentais perdue, toute seule. Mon pays me manquait. Il faut le temps pour s'intégrer. Ce n'est pas facile . Cela ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Cela peut servir à remettre en question les gens qui écoutent, qui peuvent se demander : Et si cela leur arrivait ? Cela peut faire tomber les a priori sur les personnes étrangères".

Comme l'explique Paul Hermant : "Ce livre reste dans la même logique que les trois premiers inventaires de la collection, ces notes encore plus brutes que la dépêche d'agence que l'on trouve lorsque le fait n'est pas encore apparu, lors d'un événement spectaculaire comme des embarcations d'émigrés qui échouent . Ces notes correspondaient à une manière de gratter l'os des faits, d'aller là où personne ne va. Ce livre ci va dans la chair car il se compose de fragments racontés, plus littéraires. Ce qui justifie le changement de format (29,7cm/19cm au lieu de 10 cm/8 cm)."








Réservation pour la lecture publique gratuite : tél. : 081.71.35.27 - Email secretariat@cainamur.be Service éducatif du TRN : 081.24.01.41 - Email sophiepirson@theatredenamur.be




Le 23 octobre 2007

à Namur

Lecture publique

en avant première à la parution d'un nouveau numéro

de la collection Inventaires


"A la rencontre de l'autre"

Avec le Centre d'action interculturelle de Namur

20 h00 au CEPAG

47 route de Namur à Beez

Dans le cadre de la Fureur de lire


Le 18 octobre 2007

à Libramont

Lecture publique


Le monde reste un endroit dangereux

de Paul Hermant


Centrale jeune FGTB Luxembourg

13 rue Fonteny Maroy


Dans le cadre de la Fureur de lire


Dans le cadre du

Prix Sony Labou Tansi des lycéens 2008


Gembloux,

à la recherche de l'armée oubliée

au 24ème festival des francophonies du Limousin



le 25, 26, 27 septembre

au théâtre CCM Jean Gagnant

réservations: 05 55 63 46 46

7 Av. Jean Gagnant

le 28 septembre

à la salle La Souterraine, Espace de l'écluse



Août 2007

Gembloux,

à la recherche de l'armée oubliée


est sélectionné pour

Prix Sony Labou Tansi des lycéens 2008

à St Denis de la Réunion, au Liban, en Egypte, en France et en Belgique...



Sur France inter

Cha Cha Tchatche la nuit

le 25 juillet 2007


interview de Maguy Lalizel

co-auteur de "Nous ne sommes pas une fiction
"

écouter l'interview



Sur RFI

le 20 juillet 2007

Invité Afrique

Par

Christophe Boisbouvier


Serge Bailly


«Si le poisson te dit que le crocodile est malade,
il a raison parce que les deux vivent dans les mêmes eaux. »

Les élections congolaises de 2006 vues par le représentant d'une ONG à Kinshasa.


Ecouter l'interview

Article de Paule Masson

paru dans l'Humanité

Les ex de Moulinex prennent la plume

le 4 juillet 2007



Idées

Les ex de Moulinex prennent la plume
Neufs salariés habitant près de l’ancien site de Cormelles-le-Royal racontent le désastre industriel et leur vie fragile, précaire, mais digne.
Nous ne sommes pas une fiction, ouvrage collectif, avec la participation de Philippe Ripoll. éditions La mesure du possible, 2007, 270 pages, 10 euros.

Tout se passe en atelier d’écriture, Philippe Ripoll, écrivain, accompagnant neuf écrivant(e)s, tous fragiles, contraints à une vie de peu, précaires, mais dignes, humains et volontaires. Leurs chemins se croisent dans la petite ville de Cormelles-le-Royal, près de Caen, dans le Calvados, là où Moulinex a envoyé 3 600 salariés au tapis en 2001. Lucienne, Josette, Maguy et Michèle sont des ex-ouvrières. Vincent fut leur consultant de la cellule de reclassement. Franklin, le Camerounais, et Pierre-Amédée, le Réunionnais, sont au chômage. Catherine, la femme de ménage, crie : « Nous revendiquons notre droit de vivre libres, sans dépendance, sans domination (…).

Nous ne sommes pas une fiction. » Michèle sauvée parle théâtre, qui déclare : « Nous avons perdu nos emplois pénibles et tout le reste s’est décousu. » Avec le théâtre, « nous avons découvert ce qu’on avait pas connu dans le monde du travail : des gens qui nous écoutaient. C’est pour ça qu’on a continué. »

Le théâtre, l’usine et l’APIC, association des anciens de Moulinex reconvertie en mouvement de réinsertion désormais ouverte à tous, sont leur terrain de rencontre. Dans le livre, Philippe Ripoll, metteur en scène invisible, les aide a parler à la première personne. D’eux, du travail, des injustices de la vie, de Moulinex, fantôme omniprésent. « Un cimetière spirituel (…).

Autrefois un espace humain », pour Franklin. « Sur la grande pancarte, quelques lettres sont tombées. Comme nos larmes », pour Maguy. « Nous, le monde ouvrier, qui est en train de mourir », pour Michèle, qui ajoute : « Ils mettent les industries en faillite.

Pour ça, ils reçoivent des sommes colossales et repartent la tête haute en retrouvant un travail de même valeur. C’est l’avenir ça ? Nous, on a été éjectés comme des malpropres, mis de côté, on ne se souvient plus de nous, on n’existe plus. » Elle a cinquante-deux ans. Avant d’être licenciée du site de Cormelles, elle était déjà victime de la fermeture de celui de Mamers.

Michèle aimerait « devenir une personne qu’on ne montre plus du doigt ». Elle ne se plaint pas pour autant. « J’ai un avantage, c’est l’amiante. » Contaminée à l’usine, elle a eu « la chance » de bénéficier d’un départ en préretraite. Un revenu assuré, mais malade.Une proximité qu’apporte l’atelier d’écriture. L’intime s’invite au débat et offre une grille de lecture du monde qui survit aux désastres industriels. Celle, qui, à seize ans, fille mère n’avait pas d’autres choix que de se faire embaucher à l’usine. Celui qui, « ayant tout raté au Cameroun », débarque sans pouvoir se reconstruire en France.

Celle qui « remercie Coluche » qui lui « donne à manger ». Celle qui se lève, se recouche, se relève pour casser la croûte, laisse filer le temps. Tous ces sentiments d’être « foutu », « bon à rien », de ne « rien savoir faire d’autre que l’usine », ces vies fracassées que Vincent, le consultant, a tenté de ramasser, de recaser, de relancer. « C’est quand même un drôle de sale boulot que je fais », écrit-il,avec parfois « quelque satisfactions ». Cette fois, justement, où une ancienne ouvrière lui a dit : « Merci docteur ».

Paule Masson


Paru sur le site de info sud en juillet 2007

Le poisson te dit que le crocodile est malade

Serge Bailly,

Ed. La mesure du possible, Bruxelles, 2007



Le sous-titre donne le ton : Chroniques des élections congolaises. L'auteur, représentant à Kinshasa d'une OGN d'appui aux médias (et par ailleurs membre de l'AG d'InfoSud), n'apporte ici aucune analyse* nouvelle du processus électoral que la RDC a vécu en 2006, mais en décrit, semaine par semaine le contexte, l'ambiance, les manières d'être qu'il a observées autour de lui, entre janvier 2005 (et une discussion au Sénat sur le caractère férié de la date anniversaire des assassinats de Lumumba et Kabila) et décembre 2006 (et l'évasion de prisonniers suite à « l'ouverture des prisons » annoncées par le président élu). C'est par petite touche que le décor culturel du processus est raconté, et il est sans doute aussi important que les faits politiques eux-mêmes. On en retiendra par exemple l'importance souvent décisive de la rumeur sur l'opinion publique, pour qui elle a souvent « valeur d'évangile ». Ou encore l'image de ce balayeur qui, à force de faire son boulot, chaque jour au même endroit, doit nécessairement, aux yeux des passants, cacher quelque chose de louche. Comme si, dans ce pays rien compliqué, rien ne pouvait fonctionner normalement sans que ce soit... anormal. Un livre plaisant, donc, et révélateur.

* Voir plutôt à ce sujet le livre récent de Jean-Claude Willame : Les faiseurs de paix, Ed. Grip-Complexe


Jeudi 7 juin 2007


Sur France Culture

"du jour au lendemain"


Par Alain Veinstein,

interview de Philippe Ripoll


A travers temps / Nous ne sommes pas une fiction




Ecouter la première partie


Ecouter la deuxième partie




Le samedi 22 juin 2007



Lecture publique de

"Nous ne sommes pas une fiction"


à l'Artothèque de Caen

Hôtel d'Escouville
Place St Pierre
14000 Caen
00 33 2 31 85 69 73


avec Lucienne Billard, Vincent Bouëtiez, Josette Gosselin,

Catherine Hug, Maguy Lalizel, Annie Prosper

et Philippe Ripoll




Dernières nouvelles du labyrinthe

par Sophie Creuz

Le Carnet et les Instants n° 147



Dire qu'on entre de plain-pied dans Dernières nouvelles du labyrinthe serait faire injure à ce recueil qui fuit la ligne droite comme la peste. On y entre, à la suite de Cavanna, derrière un soc de charrue, des choesels et une théorie fumeuse sur l'apparition de l'agriculture – le premier labyrinthe – «en l'an 7824 avant Jésus- Christ (il y a donc près de 10 000 ans) le douze mars (pour être précis). Laborare, labour, labeur, labyrinthes.» Soit.

Depuis que l'homo est sapiens on trouve des labyrinthes partout, sur tous les continents. Dès le paléolithique, des empreintes, des signes, des grattements dans la pierre ou l'os, témoignent de la fascination des hommes pour la spirale d'abord; pour la forme carrée ensuite, le carré ne se trouvant pas dans la nature. Cercles ouverts, ondulations vers l'infini, vis d'Archimède avant Archimède, ont toujours eu un aspect sacré, spéculatif. Jacques Raket y succombe à son tour; depuis dix ans il se consacre à l'étude des labyrinthes, quand il n'en invente pas.

Cinéaste, peintre, graveur, sculpteur, grand voyageur, il a répertorié un certain nombre de dédales et en a conçus autant, de très beaux, en noir et blanc, qui en cul-de-lampe, agrémentent ce livre où l'érudition se mêle à la fantaisie. Certaines nouvelles s'arrêtent net. Nous étions en compagnie de Marie-Antoinette sur le point d'être décapitée et… on nous laisse en carafe pour caracoler à la suite de Du Guesclin, trois siècles auparavant. Tous les chemins ne mènent pas à Rome, les pèlerins savent cela qui, à genoux, s'esquintent à arriver au plus vite au centre du parcours pour s'apercevoir qu'au contraire le tracé les en éloigne. Ainsi en est-il du lecteur baladé par monts et par vaux du jardin zen à la plage d'Ostie de Pasolini, de l'Enfer de Dante à celui de Marilyn Monroe, des ailes d'Icare au Bird de Charlie Parker. Heureux qui comme Ulysse, ou le Juif errant, a fait un beau périple, du rêve à la réalité, du mythe à l'anticipation.

Le grand art de la digression, Jacques Raket le possède, d'une plume sûre, alerte, cocasse, savante, jamais pédante, il maîtrise la vue d'ensemble et le détail : l'architecture du contenant répondant parfaitement au contenu. Il escamote les lignes, force les angles, met des interlocuteurs en vis à vis, à quelques siècles de distance, pour des dialogues féconds. À la suite du Labyrinthe du monde de Yourcenar, le Mishima de Jacques Raket émerge comme d'un film, à l'instant de sa mort, se faisant hara-kiri selon les codes d'honneur samouraï. Un zigzag de chair en somme, qui remonte au cœur. Dernières nouvelles du labyrinthe trame donc un réseau de correspondances entre gens de bonne compagnie – François Villon et Billie Holiday chantent les pendus de France et ceux du Mississipi –, et enjambe allègrement les haies de buis qui séparent les époques. Du labyrinthe de Cnossos au microprocesseur, ces pages bifurquent, relient, affabulent ou éclairent des défilés de traboules. Alors le conte se fait oriental, et nous guide mieux qu'un plan fléché au cœur du mystère inviolé. «Comment relier 9 croix d'un seul trait fait de quatre segments», demandait Einstein? Par entrelacs interposés, les ébénistes arabes, maîtres d'œuvre des fenêtres ouvragées lui ont répondu.

Jacques Raket qui est aussi scénariste, nous enchante et nous sidère : le récit véridique des quatre enterrements de Du Guesclin vaut celui des enterrements de Melquiades Estrada dans le film de Tommy Lee Jones! Le recueil se clôt par un bloc-note aussi passionnant qu'éclairant pour le profane égaré sur ces chemins de traverses, dits de sagesse.

Sophie Creuz mai 2007


25 mai 2007

Oragnisé par l’Espace des deux rives

Lecture-performance des auteurs de

« Nous ne sommes pas une fiction »

(Lucienne Billard, Vincent du Bouëtiez, Pierre-Amédée Dorique, Josette Gosselin,

Catherine Hug, Franklin Ibom-Bieng, Maguy Lalizel, Annie Prosper, Michèle Provost)sous

la responsabilité artistique de Philippe Ripoll

Quatre ouvrières d’ex-Moulinex, au chômage, un consultant en cellules de reclassement, un chômeur intermittent, une mère de famille en recherche d’emploi, une femme de ménage, un camerounais récemment régularisé, un réunionnais au chômage... Ils hantenttous l’ancien site Moulinex de Cormelles le Royal (avec la complicité engagée de l’association de chômeurs APIC), squattent un théâtre (avec la complicité active de l’équipe du Centre dramatique national de Normandie), une artothèque (avec la même complicité), un centre d’animation (prêtant ses salles). Ils vont voir des spectacles, lisent, vont à des expos d’art contemporain, empruntent des œuvres, rencontrent des artistes, des équipes au travail, les femmes de ménage du théâtre...

Ils écrivent, croisent leurs histoires, poussent leurs gueulantes, méditent, interrogent leurs devenirs. L’écrivain monte le livre, à la façon d’un metteur en scène tout entier tendu vers la justesse, la dignité et la souveraineté de ces acteurs d’écriture.

Cette lecture-performance sera suivie d’un débat.

Vendredi 25 mai à 20h à l’Espace des Deux Rives de Pîtres (27) (près de Pont de l’Arche)







Joli mai

5 mai 2007

aux Halles de Schaerbeek





le 4 mai 2007 à 19h50

Les dauphins ivres de Pierre Duys


Paru sur le site Plaiethore

http://plaiethore.cowblog.fr



Je ne veux plus croire celui qui chantait que son pays était plat.

Le pays de Pierre Duys est tout sauf plat. La ville d'Anvers est tout sauf linéaire et sans aspérités.

Comment marchez-vous dans votre ville ?
Certains ont les yeux rivés au bitume crotté, le nez dans les nuages poussifs, la bouche cousue par la mauvaise journée de la veille, les mains crispées sur les besoins insatisfaits, les paupières collées par la fatigue des revendications, le nez en autarcie de pâté de maisons et les oreilles telles des écoutilles de sous-marins en perdition des autres humanoïdes en immersion.

D'autres marchent en ayant pour ambition de vivre les rues, les impasses, les boulevards, les quais, les abords de chantiers, les places de marché, les parvis d'églises, de respirer les cris, les coups de gueules, les plaintes et les petites victoires non feintes, de boire les mains, les visages, les corps, les poils, les soupirs, les grimaces et la salive du peuple ; ils marchent en ayant l'envie de remonter aux origines des convictions, de toucher l'historique des idées, de dégringoler les marches de ceux qui ont trébuché, d'escalader les tours de ceux qui veulent dominer et faire chavirer.

Vous manquez de lumière ? Suivez l'éclaireur !
Il vous montrera les fleuves et ruisseaux, les montagnes et les plaines, la géologie urbaine et politique, et puis la faune, un peu de flore, et ce toujours avec poésie, quelque fois avec la violence de celui qui aime approcher l'autre et la lucidité de tel qui volontiers débande la vue. Le bandeau égocentrique à terre, vous pourrez, si vous y croyez par avance, rencontrer alors cette race de dauphins, « Les dauphins ivres », celle qui s‘enivre dans les grottes de béton et danse au fond d'un cratère citadin épicentral.

Extraits choisis (re-difficilement choisis) de « Les dauphins ivres » :
« … Une panthère noire hippie clouée au comptoir se tortille. Survenue il y a six mois du Sénégal, elle rallume la savane soucieuse. Les clients rappliquent et la croisent et n'en croient pas leurs yeux. Il y a ceux qui osent un coup d'œil clandestin et les autres pour qui les torticolis guettent. Elle savoure, la panthère noire, ses interminables jambes montées sur pilotis. Elle ronronne derrière les verres fumés de ses lunettes rouges et insondables. Lèvres clignotantes sous langue de rosée, ses ongles griffent le bois rouge du comptoir rouge. Elle parle rouge, elle rit rouge, la peinture se fissure, ses talons alpestres piétinent ma peau rosissante. Elle drague à mort la mine épanouie du patron. ...»

« … Ce soir, les gens me paraissent fermés, farouches.
On me prend pour un flic parce que je ne respecte pas les codes, parce que je parle et que je n'ai pas peur. Ne pas se laisser distancer. Ne pas succomber aux panoramas des paranos, ils n'attendent que cela. Il faut convier soi-même l'autre farouchement et se convier à soi-même. Sans cela, on ne suscite que des cérémonies, salutations obliques et propos estropiés. Allègres élans écoulés de biais mêlés de culpabilité, mépris, timidité. Il est essoufflant d'échanger ces phrases convenues avant de pouvoir s'exprimer. Est-ce une indifférence, une rancœur réservée, le constat d'un échec, le mouvement naturel des choses, celui du monde ? ...»
Un grand merci à l'ami Piotrevski, pour m'avoir autorisé à publier quelques extraits de ses bouquins.




Lecture publique de

"Nous ne sommes pas une fiction"

à Caen le samedi 21 avril

Au Panta Théâtre

avec Lucienne Billard, Vincent Bouëtiez, Josette Gosselin,

Catherine Hug, Maguy Lalizel, Annie Prosper

et Philippe Ripoll






























Sur le site de Vincent Engels

http://www.vincent-engel.com/


Les chroniques de Le Paige s’écrivent avec un "v" majuscule

La Vérité s’écrit avec un v minuscule,

Article publié le mercredi 18 avril 2007.




Hugues Le Paige a un parcours journalistique remarquable. Ces dernières années, il a présenté, sur la Première, une chronique hebdomadaire, qui se retrouve sur notre site. Ces chroniques ont été rassemblées dans un recueil, occasion à un entretien au cours duquel Hugues Le Paige revient autant sur l’actualité que sur son parcours professionnel et politique.


Ecouter l'interview


Février mars 2007

à la foire du livre



















Le 13 janvier 2007

Sur le site de la librairie Graffiti

http://librairiegraffiti.wordpress.com/


Merveilleux livre que ces “Dernières nouvelles du labyrinthe” publié aux éditions la Mesure du possible. Jacques Raket rassemble ici vingt et une nouvelles au thème récurrent : le labyrinthe. Émanations littéraires aux styles très divers (du polar à la SF en passant par la biographie), ce recueil ne manque ni d’humour ni d’érudition. Chaque nouvelle s’accompagne d’une recherche graphique et de notes d’un grand intérêt. Jacques Raket connaît son affaire: depuis dix ans il se consacre aux dédales. Il nous livre donc ici une partie de son savoir sous une forme hybride qui fait correspondre avec bonheur fond et forme. Objet brillant aux milles facettes, aux frontières incertaines, cabinet de curiosités littéraires qui n’est pas loin de l’univers d’un Hugo Pratt. Mille voyages, mille personnages, mille rencontres, parmi lesquels le lecteur saura (re)trouver son chemin.

Jacques Raket
Dernières nouvelles du labyrinthe
Ed. La Mesure du possible



Janvier 2007

articles parus dans "Le vif"


Sur le stylo d'Alexandre Villedieu de Michel Gheude document PDF


Sur Dernières nouvelles du labyrinthe de Jacques Raket document PDF



Décembre 2006






Décembre 2006






Mai 2006,


“Joli Mai”
Les Halles de Schaerbeek et les éditions Aden organisent un salon du livre
alternatif le samedi 27 mai 2006.

Rue Royale Sainte Marie 22
1030 Bruxelles
Nous y étions en compagnie des Carnets du Dessert de Lune.



Mars 2006,


“Mon défunt ami Georges Pérec aurait sûrement,

autrefois, applaudi à pareille entreprise !”

Extrait de Contrechamps, Pierre Mertens, le Soir, 24 mars 2006


“Il est venu à un jeune éditeur une idée toute simple, comme l’œuf de Colomb, évidente comme le nez au milieu de la figure.

Celle de dresser des Inventaires — c’est le titre de la collection — d’individus ou de communautés ayant partagé le même sort. Ainsi, pour l’année 2004, ont paru des nomenclatures citant, de façon quasi exhaustive, des listes de naufragés (candidats malheureux à l’exil ou à l’immigration, auxquels préluda naguère un certain boat people), de profanés (ces juifs et arabes insultés jusqu’au tréfonds des cimetières), des “délocalisés” (les entreprises installées dans un pays de l’UE ayant fait le choix de transporter ailleurs leurs activités. A l’ombre du phénomène, précise l’agumentaire, du “travail se perd et des gens s’effacent”.)

Le relevé de l’année 2005 commence fort, sur un catalogue établi par Cleveland Moffett, des condamnés à mort en Amérique du Nord, de Hunstville à Saint-Quentin de Bonne-Terre (!) à Starke. Pour chacun de ceux-ci, une fiche signalétique précisant l’identité, le sexe, la couleur, l’âge du criminel et de la victime, le modus operadni de l’acte criminel et celui de son exécution (pour à peu près tous, on n’arrête pas le progrès : une injection létale) et, détail, si on ose dire, “croustillant” : le menu de l’ultime repas ingurgité par celui ou celle que l’État de Californie ou celui du Missouri ou celui de Floride a choisi d’ainsi immoler au nom d’un certaine conception de l’ordre social (cela va des pickles à la sauce country jusqu’au banana split ou des hamburgers au fromage jusqu’au milkshake vanille. Mais, parfois, il peut s’agir de Noirs, le dernier repas est refusé. On s’en va à jeun ad patres).

On pourrait douter de l’utilité de ce genre de palmarès. Et trouver gratuite une démarche à aligner sans commentaire, sans état d’âme, de tels phénomènes. Je me suis pourtant laissé dire que la lecture en public de ces additions de noms produit son petit effet. Je ne m’en étonne pas. Il ne s’agit pas de “gadget” … mais d’impitoyables miroirs de société. L’accumulation lancinante de ces réprouvés, de ces bannis, de ces marginalisés de tous poils — toutes histoires confondues — doit accéder à une éloquence singulière que ne pourrait égaler nul plaidoyer (ni aucun réquisitoire).

Mon défunt ami Georges Pérec aurait sûrement, autrefois, applaudi à pareille entreprise !

“Un fait est plus fort qu’un lord-maire”, comme disait l’autre. Et certaines nécrologies valent bien toutes les oraisons funèbres.

La seule mention de la durée du séjour dans le couloir de la mort se passe, quelquefois, de tout commentaire.

Souhaitons donc longue vie aux éditions modestement intitulées “La mesure du possible” pour qu’elles soient à même d’ainis nous “informer” (nous n’avons pas toujours besoin de discours sociologiques).” (…)



Actualité du mois de Février 2006

Sur le site de Tours et Taxis
Du 15 au 19 février au stand 437 magasin 4. La mesure du possible partagera son stand
avec "Les carnets du dessert de lune"


Parution de Inventaire # 4 " Exécutés ", Death Penalty 2005.

Jeudi 16 février de 18h00 à 19h00.
Cleveland Moffett, l'auteur de cet inventaire, sera présent sur le stand.

Séance de signature des auteurs de "Gembloux,
à la recherche de l'armée oubliée"
Mercredi 15 février de 15h30 à 16h30,
Avec Sam Touzani, Ben Hamidou, Gennaro Pitisci et Nacer Nafti.


Merci de nous prévenir de votre passage au 02 646 63 74 ou par mail courrierlautresite@skynet.be

Site officiel de la foire du Livre: http://www.foiredulivre.com/2006/









Au KVS

Du 22 au 25 février à 20 h 30 et le 26 février à 15 h
7 Quai aux Pierres de Taille - 1000 Bruxelles

(c) Morelli, Anne [red.],
Histoire des étrangers et de l'immigration en Belgique de la préhistoire à nos jours, Bruxelles, Couleur Livres, 1992.



GEMBLOUX
À la recherche de l’armée oubliée
Réservations : 02.210.11.12

tickets@kvs.be

http://www.kvs.be


Production de Smoners asbl, KVS, Brocoli Théâtre et Théâtre de L’Escalier
Sam Touzani et Ben Hamidou
Mise en scène : Gennaro Pitisci
Assistante à la mise en scène : Monique Wilsens
Dramaturgie : Jan Goossens
Scénographie et éclairages : Ruud Gielens et Gennaro Pitisci
Régie : Stephen Ferrari & Josse Derbaix
Musiques: Gaston Hénuzet

"Un spectacle bouleversant entre humour et rigueur. Sam Touzani et Ben Hamidou font revivre un épisode oublié de la guerre 40. (...)" - Laurent Ancion, Le Soir 24/02/04.

"Les deux excellents comédiens, "stars" dans leur communauté, Ben Hamidou et Sam Touzani, présentent au Bottelarij, avec "Gembloux", un spectacle hors normes..." - Guy Duplat, La Libre Belgique, 24/02/04

Cela fait des mois que Ben et Sam, tous deux artistes maroxellois, ont décidé de se retrouver une fois par semaine à Molenbeek, le jour du marché. De la douce errance au milieu des couleurs parfumées des échoppes, aux discussions enfumées des bars à thé, ils se questionnent sur l’exécrable climat international et les menaces de guerre…Cris de marchands, odeurs du Sud, CNN et Al Jazeera !

Et comme la peur de nouvelles guerres ramène toutes les anciennes à notre souvenir, les vieux racontent, les amnésiques se souviennent et témoignent. Dans les bistrots, Sam et Ben découvrent une bataille héroïque totalement oubliée par l’Histoire : celle de Gembloux en 1940. Celle qui a vu les Tirailleurs marocains, engagés dans l’armée française, anéantir une division blindée d’Adolphe Hitler. Cet unique succès tactique des Français leur a permis de s’organiser, et a, sans aucun doute, joué un rôle déterminant dans la victoire finale sur le nazisme.

En quête d’un réquisitoire contre les guerres, mais aussi de valorisation des cultures issues de l’immigration, ces deux artistes nous racontent leur exploration hebdomadaire de la terrible, mais oubliée, Bataille de Gembloux.

Avec Gennaro Pitisci (du Brocoli Théâtre) et le poète Nacer Nafti, les deux acteurs Ben Hamidou et Sam Touzani se sont lancés dans une entreprise artistique collective qui a pour but de rafraîchir une partie de notre mémoire. Sous le titre de Gembloux, ils racontent l’histoire de tirailleurs nord-africains qui sont tombés au combat dans les rangs alliés pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Un cimetière près de Gembloux rassemble les tombes de centaines de volontaires qui ont été incorporés dans l’armée française. Ils ont été recrutés dans leurs villages avec des promesses de gloire et d’argent, ont débarqué à Marseille et sont allés jusque dans les Ardennes, où ils ont offert une résistance farouche aux Allemands. Depuis, ils ont été honteusement oubliés. Le spectacle esquisse l’odyssée d’un tirailleur fictif, basée sur des faits réels.

Le livre « Gembloux, à la recherche de l’armée oubliée »,

est paru aux Editions la mesure du possible.
Auteurs : Ben Hamidou, Nacer Nafti, Gennaro Pitisci et Sam Touzani,

avec une préface de Laurent Ancion.

Format : 13 x19 cm – 100 pages - Prix public : 10 euros. ISBN : 2-930441-03-8
Vous pouvez contacter les Editions la mesure du possible sur www.lautresite.com ou courrierlautresite@skynet.be




Actualité du mois de décembre 2005

Parution dans la collection "Vents favorables"



Le Manteau de Voltaire de Michel Jocquet


On croise, chez
Michel Jocquet, Pessoa et sa plume, un couteau et une fourchette en grande discussion, quelques amants fort occupés, beaucoup de bouquinistes affairés, un évêque, un président et un prince, l’un ou l’autre chat, deux joueurs d’échecs, des grèvistes de la région du Centre dans les années 60, Pablo Picasso et ses couleurs, un gonfleur de pneus, des marins du grand large et bien sûr, Voltaire et son manteau. Ce sont des histoires courtes, presque de petits contes écrits sur le marbre des tables de cafés. Des portraits jetés, jamais cyniques, toujours touchants. De brefs poèmes où la nuit entre et où “les arbres s’éteignent”. Car chez Michel Jocquet, tout était sensible. Voici donc un livre d’humanité. Au total, c’est aussi une vie d’homme.

Francis Dannemark ouvre et Michel Gheude referme ce “Manteau de Voltaire”.

11,5 x 19cm / 104 pages
Prix de vente : 8 €.

Présentation du livre le vendredi 16 décembre au "Penafidelis" 11 place Van Meenen à 1060 Saint-Gilles à partir de 19 heures.

Merci de nous prévenir de votre passage au 02 646 63 74 ou par mail courrierlautresite@skynet.be



Actualité du mois de novembre 2005


Parutions dans la collection 1/20ème


« Gembloux, à la recherche de l’armée oubliée »


“Le Crime du Congo” de Arthur Conan Doyle



   



Actualité du mois de septembre


Lecture publique à Arles

Le vendredi 17 septembre 11, rue Georges Bizet à 20 heures.

"Le journal de vin d'heures", chroniques.
Par Paul Hermant dans le cadre de l'exposition de photographies de Luc Hermant.
Renseignements: 06 26 13 50 16 (réservation obligatoire)



A l'invitation du CIRE,

lecture de l'inventaire "Naufragés"

Quelles politiques migratoires pour demain?

Une réflexion nécessaire mais difficile.


Le lundi 20 septembre 2005 à 16h30 à l'Espace Senghor 366, Chaussée de Wavre – 1040 Bruxelles
(piétonnier de la Place Jourdan)

PROGRAMME :
16h30-17h : Lecture par Paul Hermant d'« Inventaires / Naufragés » (édité par « La mesure du possible », nouvelle maison d'édition de Causes Communes).

« Inventaires/Naufragés » regroupe des coupures de presse faisant état des naufrages des « candidats à l'immigration » qui traversent les mers sur des rafiots ou des barques pourries et qui y perdent la vie. Cet inventaire est poursuivi et mis à jour quotidiennement sur le site internet du Ciré (http://www.cire.be/naufrages.html).

17h-18h30 : Interventions
• Monsieur Henri GOLDMAN, Coordinateur de l'observatoire des migrations au CECLR
• Madame Isabelle MAZZARA, Conseillère auprès du Ministre de l'Intérieur (sous réserve)
• Monsieur Jacques OUZIEL, directeur adjoint de la cellule stratégique auprès de la ministre de l'emploi
• Madame Catelene PASSCHIER, secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats
• Monsieur Andréa REA, Professeur ULB, Directeur du groupe d'études sur l'ethnicité, le racisme, les migrations et l'exclusion (GERME)
• Monsieur Pierre REMAN, Professeur UCL, Directeur de la Faculté ouverte de politique économique et sociale (FOPES)
• Monsieur Felipe VAN KEIRSBLICK, adjoint assistant au secrétaire général de la CNE

18h30-19h30 : Débat
Il sera constitué de vos questions et réflexions par rapport aux interventions des personnes-ressources et au document «Quelle(s) politique(s) migratoires pour demain? Etat de notre réflexion à ce jour ».

19h30-21h : Verre de l'amitié



Actualités 1 de Juin.


Les 25 et 26 juin 2005, la mesure du possible sera au "livre sur la chaussée"

à Ixelles, Belgique.



LE LIVRE SUR LA CHAUSSEE :


Samedi 25 juin de 10h00 à 23h00

Dimanche 26 juin de 10h00 à 18h00


Réunissant plus de 90 maisons d'éditions belges, françaises et luxembourgeoises, cette manifestation se déroulera sur la chaussée de Wavre, (entre la rue du Trône et la rue de La Tulipe) Maisons d'éditions présentes :


Aden - Agone - L'Amourier - L'Ane qui butine - L'Arbre - L'Arbre Debout - Association pour l'Art et l'Expression Libre - Atelier de Création Libertaire - L'Atelier du Poisson Soluble - L'Atelier du Prussien - Atrabile - Autrement Dit - Ayrel - Bénévent - Bérénice - Biliki - B.M de Charleville - Brandes - Jacques Brémond - Cadex - Les Capucines - Les Carnets du Dessert de Lune - Le Castor Astral/Escales du Nord - Editions des Cendres - La Cinquième couche - Coconino Press - Colophon - Conférence - Contradictions - Cornelius - Editions du Croquant - C4 - Dagarno - Ecbolade - L'Echappée - Editinter - L'Employé du Moi - L'Epi de Seigle - Epo - L'Esprit Frappeur - Ethnies - L'Etoile des Limites - Feel - Folle Avoine - Frémok - Graphein - Hauteurs - Hermaphrodite - Homnisphères - Homes International - L'Idée Bleue - L'Impatiente - Les Impressions Nouvelles - Indications - Insomniaque - Lady Schöne - Laetoli, Jean-Claude Le Floch, Du Lérot - Le Lézard - Maelström - Le Marais du Livre - La Mauvaise Graine - Mémor - La Mesure du Possible - Nautilus - La Nuit Myrtide - Obsidiane - Orpailleur - La Pierre d'Alun - Phi - Le Pré Carré - Que - Quinoa - Les Racines de Papier - Rackham - Les Requins Marteaux - Rétro-Viseur - Le Sansonnet - Le Somnambule Equivoque - Tache Production - Tahin Party - Le Temps des Cerises - Le Tetras-Lyre - Tribord - Editions Sociales - Séquences - Pierre Vaast - Vertige Graphic - Catherine Wilkin - Luce Wilquin - Yellow Now.
Les associations : C.E.C - Elzenhof VGC - Racont'art ASBL
Les librairies : La Bande des Six Nez - La Borgne Agasse, Librairie des Elephants - Impressions - Piques Puces - La Proue. Atelier d'écriture & paysage durant les deux jours Animé en neéerlandais par Luc Deflo, auteur de policiers, habitant d'Ixelles, et en français par Sylvain Farhi, poète, romancier,ancien étudiant à l’Athénée Charles Janssens.
Venez mettre en mots et en images vos envies, vos rêves, vos histoires. Apportez vos crayons, vos stylos, vos feutres, vos pinceaux, vos feuilles blanches. Tous les projets réalisés seront en permanence exposés dans l’espace réservé à l’atelier d’écriture. Inscription sur place le samedi et le dimanche de 10h00 à` 12h00 Premier atelier de 12h00 à` 14h30 Deuxième atelier de 16h00 à` 17h30 Spectacles, Lectures & Animations :


Dimanche 26 juin Podium « Goffart » de 12h00 à 18h00 :

12h00 : Pierre Duys (Lectures sur la chaussée)
12h30 : Maelström éditions (Lectures par Daniele Eusepi et David Giannoni)
13h00 : Perlette Adler (Lectures Privées)
14h00 : Sylvain Farhi (Mise en voix et percussions d'Assoiffé, carnet d'un voyage latino)
15h00 : Philippe Bégaux (Fragments 'un bègue)
16h00 : Paul Hermant (Lectures Publiques)
16h30 : Maelström éditions (Lectures par Kenan Görgün et Serge Noël)
17h00 : Porra Antequerana (mise en chair et en os d'une recette de La Cuisine Molle pour édentés) Intermèdes assurés par la micro-fanfare « Los Trogos »




Actualités 2. Juin 2005 sur le web

http://www.sitartmag.com/xbookbreves.htm


Inventaire 1, 2, 3. de Paul Hermant

Editions La mesure du possible, 2005 Les éditions « De la démocratie », nées de l’association « Causes communes », sont devenues « La mesure du possible » ; appellation programmatique plus appropriée, plus raisonnable ? Aux lecteurs de juger sur pièces, par exemple avec ces trois petits volumes d’« inventaires ».

Le premier, Naufragés, énumère les groupes de clandestins morts en voulant rejoindre le monde dont ils rêvaient ; le second, Profanés, cite les lieux publics et sacrés victimes de vandalisme ; le troisième, Délocalisés, nomme les entreprises qui ont choisi d’aller embaucher ailleurs. Par leur poésie sèche et brutale, ces listes non exhaustives, que le temps se charge d’allonger, s’adressent à la conscience des lecteurs et – si l’on peut prendre la mesure du possible – à l’action des citoyens. J.-P. .L. (juin 2004) Voir aussi, de Paul Hermant : Au temps pour moi, journal intime d’une association d’idées, 1989-2004, Les Carnets du Dessert de Lune, 2004





Actualité de Mai 2005

Les éditions la mesure du possible se sont présentées pour la première fois au public lors d'un concert -lecture donné à la Maison de la Bellone le 29 avril 2005. Les trois inventaires ont été lus intégralement par Pascale Tison, Pietro Pizzuti et Paul Hermant accompagnés de la musique de Benjamin Lew servie par Yoshiko Sato et Alain Lefebvre.
(images de la répétion)