Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2012
   


 
 
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Et on regardait aussi furtivement comment allaient les Espagnols quand ils rencontrèrent les Italiens, hier, et l’on ne pouvait pas manquer d’être marqué par la folle distance qui existait entre Madrid et Gdansk où se jouait le match, présentant pourtant un surprenant raccourci entre l’Europe d’hier avec ses rideaux de fer dressés et celle d’aujourd’hui avec ses rideaux de fer baissés…
Ce qui était le plus frappant, à vrai dire, c’était cette dérégulation qui semblait occuper tout le terrain : quelques-unes des belles fortunes hispaniques, occupées par des clubs pourtant virtuellement en faillite, censées porter les espoirs d’un pays en capilotade devant quelques-unes des grandes richesses transalpines, employées par des clubs en sursis, censées accompagner les illusions d’un peuple en perdition.
On ne pouvait qu’être impressionné par cette galopante contradiction qu’avait soulignée il y a quelques jours sur ces antennes Jean-Michel Dewaele et que l’on voyait s’exprimer en direct au plein gré de notre insu.
Car de l’Euro comme de l’euro, nous sommes résolument spectateurs en en acceptant les augures et en en respectant les aléas : juste un peu attristés parfois par le spectacle ou par les résultats,comme quand nous apprenons que l'indice Dow Jones Stoxx Europe Football - oui, ça existe - et qui réunit les cotations de 21 clubs européens et turcs -eh oui - a dévissé de 12% depuis le début de l'année, le pire de tous les résultats boursiers. Le seul club qui s'en tire vraiment bien est le Borussia Dortmund qui a gané 21 points. Qu'est-ce qu'il disait encore Gary Lineker à propos des Allemands ?
Bon, c'est pas tout ça, on va arrêter là sinon on va menquer la fin de la première mi-temps. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.