Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2012
   


 
 
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Mais une chose donc apparemment traumatisante qu’un enfant de cet âge n’est pas en capacité de comprendre ont jugé les parents, et d’autant plus si cette séance est assortie d’une punition, d’un truc à écrire noir sur blanc avec les mots de son âge, pour réparer un peu et montrer qu’on a compris, même si on n’a rien fait que " de tenir la porte ". Il est vrai que deux membres de ce Conseil communal portent le sacré patronyme de Dieu — Camille et Eric de leurs prénoms —, mais on doute cependant que cette comparution ait valu jugement dernier.
Les parents étant juristes, ils ont jugé qu’un tribunal pouvait défaire ce qu’un conseil avait fait et ont pour la circonstance pris un conseil, un avocat donc, qui a plaidé la cause avec un insuccés méritoire jusqu’au Conseil d’Etat.
Que de conseils dans cette affaire ! Jusqu’au titre de la rédaction — " Je ne dois pas toujours suivre les mauvais conseils de mes petits camarades " — dont pas plus tard que tout à l’heure, une auditrice me demandait ce que pouvait bien vouloir signifier ce " toujours " —est-ce que suivre parfois les mauvais conseils eût été plus recevable ?, mais cela, chère Madame, ce serait le sujet d’un dissertation et non d’une rédaction.
Allez hop, ne transigeons pas. Ce gamin a déjà été suffisamment puni par l’obstination de ses parents à défendre l’indéfendable : une porte, doit être ouverte ou fermée aurait dit Alfred de Musset, qui ne disait malheureusement rien de ceux qui " ne font que la tenir ".
Aux parents cependant, une proposition de bafouille : " Il vaut mieux suivre les conseils du Conseil plutôt que les conseils de mon conseil ", signé l’Etat. Ou bien alors, au choix, un autre thème : " Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine, mais en qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue ", signé Albert Einstein. Allez belle soirée et puis aussi