Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2012
   


 
 

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En ce jour du mercredi 6 juin 2012, On a adoré tout à l’heure l’idée qu’un conseil communal puisse être traumatisant pour un enfant. Vous ne me croyez pas ? C’est pourtant passé au " 13 heures ". C’était l’avocat des parents du petit Damien qui disait cela, après que la famille avait été jusqu’au Conseil d’Etat pour réfuter l’idée que le gamin s’astreigne à l’écriture d’une rédaction sur le thème " Je ne dois pas toujours suivre les mauvais conseils de mes petits camarades ".
Il s’agissait là de ce que l’on appelle encore aujourd’hui une punition, qui suivait de près un rituel de strangulation entre enfants, dans les toilettes d’une école communale, vous avez j’imagine suivi cela, avec le petit Damien qui tenait la porte tandis que deux comparses s’occupaient manu militari de la gorge d’un bouc émissaire, d’une victime expiatoire, enfin bon, d’un petit camarade de classe.
Les arguments de l’avocat — qui ont servi donc jusqu’au Conseil d’Etat — sont épatants : on ne peut pas punir le gamin deux fois et la rédaction est de trop puisqu’il avait déjà assisté à un conseil communal.
C’était à Givry, commune de Quévy, 19 conseillers et membres du Collège — jolie commune entre nous soit dit, on s’y arrêtait longuement du temps que le train de Paris était lent et patient, ça nous faisait notre nuit — et le conseil communal avait en effet trouvé l’affaire assez grave pour convoquer les enfants. Un geste salutaire dira-t-on dans ces moments où les parcours d’intégration font débat. (...)