Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2012
   


 
 

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En ce jour du jeudi 31 mai 2012, Cette chronique aura été la plus simple à écrire. La plus rapide aussi. C’est normal, je l’avais déjà écrite. Il y a 10 ans en octobre 2002. Lorsque Daniel Ducarme avait fait savoir que l’intégration en Belgique était un échec. Alors, j’ai juste changé les noms : Reynders pour Ducarme et Bruxelles pour Belgique. Voyons ce que cela donne et si ça tient toujours…
Donc, Didier Reynders a tout à fait raison. Hier, sur Bel RTL il déclarait que "l'intégration à Bruxelles est un échec". Le mot d'intégration signifie dans son acception première le fait de "réparer, de remettre en état, de recréer, de refaire". Il est le cousin d'un autre mot : "intégrité" qui, dans son étymologie, dit l'état "de ce qui est entier, de ce qui est intact".
Si une personne intègre est d'abord une personne entière, l’intégration serait alors l'action de permettre à quelqu'un d’être entier. Sous cette observance, il n'est pas douteux, effectivement, que "l'intégration à Bruxelles" soit un échec.
Comment rendre un homme entier devrait pourtant être une question fondamentale en politique. Il n'est pas de façon univoque d'être un homme entier. Là-dessus, l'État doit convenir d'une modestie absolue. L'État n'est pas un moule, mais un creuset. Il doit se garder de faire l'homme à son image. Mais il a le devoir de donner une image à l'homme. C'est même cela qu'on appelle la démocratie : du donnant-donnant, des allers retours entre des droits et des lois, des va et vient entre des conflits et des débats. (...)