Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2012
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 18h15 sur la rtbf

Ecouter la chronique du jour .


Ah, comme ils sont complexes parfois, les mots et comment on les arrange quand on leur fait prêcher le faux pour dire le vrai. Jusqu’à des magistrats et des avocats qui s’en émurent... Comme quoi ce n’est pas si simple, même avec le barreau, de pratiquer le second degré…
Ce n’était jamais — voyez-vous, je l’avoue —qu’une sorte de décalage en chronique d’une vieille chanson française écrite et interprétée par quelqu’un qui est aujourd’hui totalement ringardisé et dont on apprécie désormais beaucoup plus la fille —je parle de Guy Béart— : une ritournelle plus tressautante qu’une scie sauteuse et qui commençait comme ça : " Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié. D'abord on le tue, puis on s'habitue. On lui coupe la langue, on le dit fou à lier. Après sans problème, parle le deuxième. " Cela s'appelait "La Vérité" : vous savez bien, le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté..
C’était donc façon de dire que le langage vérité fait encore tache, que la transgression des codes reste un exercice périlleux et que la vraie vulgarité, finalement, c’est que l’on ait toujours aujourd’hui des douches de merde dans les prisons et une ministre de circonstance dans la justice.
Et donc pour résumer, on précisera que si oui on peut dire merde à la radio, on peut aussi installer dans les prisons des douches qui ne le sentent pas. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.