Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2012
   


 
 

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En ce jour du lundi 14 mai 2012, Ah, elle en a fait couler de l’encre, ma chronique de jeudi dernier… Remettons donc les choses au point. Bien sûr que ma direction ne m’a pas demandé de suivre une formation complémentaire en écriture ni de réduire mon taux quotidien de sarcasme et qu’elle n’a pas diminué mes appointements de 25%. Bien sûr qu’elle n’a pas fait ça. Non, elle a fait bien pire : figurez-vous qu’elle me paie désormais en euros grecs…
Bon, brisons là. Et arrêtons ici cette ironie à quoi porte pourtant l’inclination des temps. Car si l’humour reste la politesse du désespoir, peut-être bien alors que l’humour noir en serait alors la politique. Et il faut bien dire que nous y sommes un peu obligé à cette politique de l’humour noir tandis que nous observons autour de nous la propension qu’ont certaines gens à malgré tout se choisir, — suivez mon regard jusqu’au point de penalty — et que d’autres en sont à se demander quoi préférer entre la pauvreté ou la précarité parmi les mots qui commencent par P…
Cette chronique de jeudi n’était donc jamais qu’une mise en abyme, une hyperbole, une sorte d’exagération à peine excessive, un très léger décalage apporté à ces temps dégressifs que nous vivons et auxquels nous nous habituons dans le social comme dans la culture comme dans le non-marchand. Comme partout, dirait-on, où il s’agit d’abord de se soucier du présent urgent des hommes.
Et l’on se dit qu’il n’y a pas loin, en effet, de la dégressivité à la régression qui est bien pire encore que la récession. (...)