Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2012
   


 
 

:

En ce jour du mercredi 9 mai 2012, On se souvient d’une assemblée générale de Fortis qui ressembla à ce que l’on avait ironiquement nommé ici une lutte des classes — pas très classe, mais très lutte — qui vira donc au pugilat..
Vous vous rappelez de cela, n’est-ce pas ? On aurait dit une manif en débandade avec des casseurs qui finissent de faire les vitrines. On s’en souvient même tellement qu’on voulait voir ce que cela donnerait pour Dexia, s’il y aurait des horions et si ça finirait en uppercut. Car une assemblée générale bancaire, c’est désormais aussi musclé qu’une exhibition de culturistes même si ça reste, il est vrai, beaucoup moins culturel.
La question, c’était évidemment de savoir qui finirait au tapis et qui raflerait la mise. Au matin, à en croire ce que disait ici-même Eric de Keuleneer, à qui d’habitude on fait assez confiance, on se disait que ce serait la banque qui ferait sauter l’Etat qui a sauvé la banque.
Et que le gnon, on finirait bien par en prendre encore une fois sa part et par tendre l’autre joue — nous sommes, nous autres citoyens, gens très bibliques — et donc, s’est-on dit, autant, afin de s’en assurer et pour s’y préparer, suivre en direct cette assemblée publique qui nous privait cependant cette fois de ses images et que la RTBF publique ne retransmettait donc pas.
N’étant pas petit actionnaire de Dexia, nous aurions tout de même voulu en être petit visionnaire, je dis cela en passant : c’était en effet très râlant et pour tout dire parfaitement injustifiable. Rien n'était vu mais tout était déjà dit.... (...)