Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2012
   


 
 

:

En ce jour du jeudi 3 mai 2012, Le " Cri " c’était chez Sotheby’s, mais l’invective c’était sur France 2 et TF1. Ce n’était qu’un combat et commenter le débat se résumerait sans doute à cela : à compter les points du pugilat.
Et chacun y va de son calcul, car c’est bien connu, qui n’avance pas recule : le président-candidat n’a pas explosé le candidat-président et la bombe atomique promise n’avait même pas un rayon d’action de deux mètres cinquante… Et si le rapport fut de force, ce débat sans vainqueur aura donc fait, comme l’on dit simplement aujourd’hui, un perdant.
Et c’est dans cette atmosphère de couteaux tirés que revient cette vieille histoire de couteau oublié. C’est aussi une histoire française, c’est aussi une histoire politique, c’est aussi une histoire d’entre deux-tours et elle mérite à ce titre d’être contée.
Il s’agit d’un poignard, à vrai dire. Avec un nom gravé dessus. Le nom d’un lieutenant français qui emmène une petite troupe de parachutistes dans une petite ruelle d’Alger, capitale d’un pays où, à l’époque, des " événements " se déroulent…
Nous sommes en 1957 et il s’agit de soumettre un combattant FLN présumé à ce que l’on appelle " la question " — relire à ce propos Henri Alleg si l’on trouve encore son livre — et cet homme, Ahmed Moullay est donc interrogé puis torturé et enfin tué, chez lui, dans la nuit, devant sa femme et ses six enfants. (...)