Lautresite, le jour, les billets du mois de avril 2012
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 18h15 sur la rtbf

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Une autre interview que vous avez aussi diffusée dans le 18 heures, celle du directeur adjoint d’Amnesty International pour l’Europe — une association qui est plutôt peuplée de gens qu’on aime bien et dont estime et dont on suit le travail — m’a aussi laissé sur mon quant-à-moi, interloqué que je fus par cette banalisation du retour du religieux distinctif dans la sphère civile. Bien entendu l’expression des convictions est un droit. Et la bafouer serait régresser. Et ce n’est pas nous qui allons nier cela, ni nous mettre tout à coup à stigmatiser.
Mais à la manière dont ce directeur défendait la licence religieuse et la liberté d’expression allant ensemble, parce que tout de même, on n'est pas pleinement sûrs que les religiosns soient les meilleures amies de la tolérance, je me suis vu dans un monde résumant aux signes d’appartenance et de différence convictionnels ce qui ferait la liberté des gens. Oh, bien sûr, on sait que ce débat est au moins aussi vieux que Jules Ferry. Aussi n’a-t-on pas pu hier ne pas se poser la question de ce que c’était que le progrès. C’était troublant.
Et ce matin, troisième perplexité, en apprenant au réveil la fin de cette grève de la faim — 102 jours, à la VUB, ce n’est pas rien — tandis que, sauf erreur ou omission, il ne semble pas qu’on en ait parlé plus que de raison tandis qu’elle se déroulait et qu’on ait pas diffusé tous les jours les bulletins de santé. On s’est donc étonné de cette annonce : c’était comme si on nous racontait la fin d’un film qu’on n’avait pas suivi… C’était troublant.
Voilà. Ceci termine le tour des mes troubles de ces dernières vingt-quatre heures en espérant, cher Olivier Nederlandt, que vous n’en remettiez pas une couche. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.