Lautresite, le jour, les billets du mois de avril 2012
   


 
 

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En ce jour du mardi 17 avril 2012, Vous savez, on se retourne, on regarde. On n’observe même plus, on ne fait que remarquer. Et donc, Haruki Murakami dit de son dernier livre 1Q84, qui dénote le 1984 d'Orwell, que c’est le travail des écrivains d’écrire des fictions contre le fanatisme et là, sur les écrans, nous lisons sur les lèvres d’Anders Breivik qu’il n’a pas lu Haruki Murakami.
Ce pourrait être tout. On n’a pas envie d’évoquer le tueur norvégien parce qu’on a lu aussi un autre Norvégien, Gunnar Staalesen, qui parle également de meurtres et de tueries. Mais pour nous en prémunir. On s’est en effet rendu attentif à la littérature policière scandinave depuis le meurtre de Olof Palme et on a vu par avance comment le soleil n’attendrait pas minuit pour sombrer, chez les boréaux. Chez Hening Mankell et Stieg Larsson, on a lu ce qui remonte dans l’autre pays du consensus : la Suède aussi devrait nous inquiéter qui tue ses ministres, Olof Palme bien sûr en 1986 et Anna Lindt aussi en 2003, cette ministre des Affaires étrangères que l’on oublie : ces crimes étaient déjà écrits, ils étaient enfermés dans des livres, il suffisait simplement de les ouvrir.
La Suède où un sniper, dans la ville Malmö, porta le nom de "tueur d’immigrés", il en visa huit et en tua une. Lui aussi voulait nettoyer, cela lui prit toute une année avant d’être arrêté. C’était en 2010 : nous ne lisons décidément pas assez de polars. (...)