Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2012
   


 
 

:

En ce jour du lundi 26 mars 2012, En avais-je déjà parlé, dans mes chroniques, d’Antonio Tabbuchi ? Je me suis demandé cela à l’annonce de sa mort, hier soir. Car c’est souvent comme ça : on oublie finalement de parler des gens qui vivent en même temps que nous, comme s’ils faisaient partie de notre immuable et qu’il n’était pas nécessaire de les déranger. Après, on regrette.
Mais oui, je l’avais fait. Voilà quatre années déjà. Tandis que je tentais de raconter quelque chose sur la beauté en péril et de dire comment c’était le travail des écrivains de tenter de contrevenir à la grossièreté ambiante. Parce que, précisément, cet immense romancier italien, qui n’avait pas ses mots dans sa poche, avait écrit quelque chose autour de Berlusconi et de l’indécence, autour de l’affadissement du monde et du combat que l’on mène partout contre ce qui le rend beau et aimable.
Alors, écoutez bien cette phrase et entendez comment elle résonne, n’est-ce pas, si on se souvient de notre semaine dernière, cette phrase comme quoi "L’éducation à la beauté ou à la citoyenneté relève d’un contrat social qui suppose des efforts". Une phrase comme ça, c’est souvent un héritage sans testament. (...)