Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2012
   


 
 

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En ce jour du lundi 19 mars 2012, Je vous présente à mon extrême gauche le candidat à la présidentielle française du Front des Gauches : Jean-Luc Mélenchon. A son côté, voici le professeur d’économie à l’Université catholique de Louvain : Christian Arnsperger. Et ailleurs, forcément ailleurs, je vous prie d'accueillir aussi le patron de Belgacom : Didier Bellens.
Mon premier a peut-être lu mon second qui ne peut pas ne pas connaître mon troisième qui a peut-être lui aussi lu mon second qui a sans doute entendu mon premier. Et ce qu’ils ont en commun, c’est de s’inquiéter et de se préoccuper de l’avenir, mais peut-être pas tout à fait de la même manière.
Ce matin, dans Libération, le professeur Arnsperger dont on connaît le souci et l’intérêt pour la décroissance s’exprimait sur une page pleine. Cela fait un bon bout de temps qu’il se consacre au sens de la vie économique et on le connaît bien sur ces antennes où il est de temps à autre accueilli.
Ce qu’il disait ? Que ces crises — dont on nous mande précisément de New-York et du FMI qu’elles profitent des présidentielles françaises pour s’apaiser et se calmer — ne sont jamais qu’une diversion. Que l’austérité qui pourrait passer pour une décroissance non consentie n’est jamais que le cache-sexe d’un retour ab ante, d’un business as usual. Et que la relance dissimule une nouvelle croissance, n’ayant rien appris ni rien compris, empêchant cette réconciliation avec les autres et soi-même pour laquelle il milite. (...)