Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2012
   


 
 

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En ce jour du mardi 28 février 2012, Bon, moi aussi on m’a houspillé pour avoir hier, dans ma chronique sur Meister et ses sbires, passé au bleu la séquestration des directeurs, la semaine dernière, à Sprimont.
C’est vrai, j’ai oublié de mentionner que la direction à qui on avait demandé de ne pas venir sur les lieux et qui s’y était pourtant présentée, s’était vue finalement empêchée de sortir de l’usine pendant quelques heures : une selon les syndicats, trois selon la police. Bigre… Nulle question donc de sacs de couchage et de pizzas froides et la direction a quitté les lieux à l’heure habituelle, dix-huit heures nous dit-on, au terme exact donc d’une journée de travail. Je le dis, juste comme ça. Pas pour justifier, juste pour contexter.
Et tant qu’à en rester au contexte, je ne vais pas faire ici mon malin, mais bon séquestrer dans son étymologie, c’est mettre sous séquestre, c’est-à-dire isoler et mettre en lieu sûr afin de résoudre un litige et figurez-vous qu'un séquestre sous sa première acception était l’équivalent d’un médiateur.
Comme quoi, n’est-ce pas, il est toujours bon de se pencher sur le sort des mots, on y retrouve toujours un peu de celui des hommes.
On m’a aussi un peu mégoté pour avoir pris — toujours dans ma chronique d’hier, quelle rentrée ! — le parti des chômeurs contre leur délation publique. Ça me paraît pourtant assez logique. Aujourd’hui, le chômeur est un chien courant lâché devant l’opinion publique. La crise gagne, le travail perd, mais qui pensez-vous que l’on traque de la crise ou de sa conséquence ? (...)