Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2012
   


 
 

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En ce jour du jeudi 19 janvier 2012, Peut-être n’a-t’on pas entendu tout à fait la bonne voix, hier et ce matin, après la prestation de Viktor Orban à Strasbourg…
La diatribe de Daniel Cohn-Bendit était certes pleine de verve avec son "L’Europe n’est pas un paillasson sur lequel on s’essuie les pieds" et elle était comme d’habitude remplie de bruit et de fureur, mais ce que l’on a pas écouté, ce sont ces voix, plus faibles mais plus nombreuses qui, une fois l’audition parlementaire terminée, ont dit, dans les couloirs, saluant le courage et la défense du Premier ministre hongrois : ""Ah, si Merkozy pouvait faire la même chose , ça nous changerait".
Car bon, hier, les lignes n’ont pas beaucoup bougé au Parlement de Strasbourg : d’un côté, des verts et des libéraux remontés, au milieu, des socialistes timorés. Et pour le reste, tout le reste, à part les conservateurs anglais — et ce reste ça fait beaucoup, à trouver que finalement, cet Orban était fréquentable et qu’il était toujours possible comme le disait le président du PPE, l’UMP français Joseph Daul, "de circuler librement en Hongrie". Nous voilà gras, avec la libre circulation.
D’autant que le Premier ministre polonais assurait de son côté son soutien à son collègue et pair, désormais dénommé en Hongrie Viktator, dénonçant "l’atmosphère d’hystérie" régnant à son propos au Parlement européen. (...)