Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2012
   


 
 
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Ça commençait très fort et on s’est demandé comment on disait 2012 en hongrois et s’il y avait aussi de l’adoucissant dedans.
Par chez nous aussi, ça a frappé dur, avec le budget de l’Etat recalé en Commission européenne et ce milliard et quelque à retrouver en quelques jours. "On va remettre au commissaire une épure finale" a dit le ministre Chastel.
Une épure, on le rappellera, est une sorte de dessin simplifié, un plan tracé à grands traits, à peu prés synonyme d’une ébauche. De sorte que l’on s’interroge sur deux choses. Ce que peut bien être une " épure finale " d’une part, et, d’autre part sur ce qu’il peut bien y avoir avant une épure. Sans doute, c’est tout ce que l’on parvient à distinguer, une idée. Une vague idée. A épurer, si l’on a compris parfaitement.
Et ce que cette épure épurera, on ne se le demande pas, on a déjà la réponse puisque, dans le même temps, on lisait aussi que si l’Europe avait recapitalisé les banques —c’était en novembre dernier, si vous vous souvenez — les banques ne recapitalisaient pas les Etats d’Europe, préférant garder les sous pour équilibrer leurs propres comptes et montrant par là aux gouvernements et aux populations l’étendue de leur autorité et leur capacité à piétiner le contrat démocratique.
De sorte qu’en ce début 2012, on se sent, comment dire, Magyar par devant et Grec par derrière. Alors, de fait, pourvu qu’elle soit douce. Allez, belle soirée et puis aussi bonne chance.