Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2011
   


 
 

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En ce jour du mardi 20 décembre 2011, Ne vous l’avait-on pas dit qu’on verrait ce qu’on allait voir une fois qu’on en aurait un, de gouvernement ? Hé bien, ça y est. On a vu.
On a vu le temps long de la formation d’un côté et le pas de charge de la transformation de l’autre. Ah ça, comment dire : c’est payer rubis sur l’ongle 540 jours de patience civique…
Je parle de ces affaires de pensions, bien sûr. Et de comment le pesage et l’emballage ont été plus vite encore qu’à Noël : « Il y a un peu moins, je vous le mets quand même ? ». C’était utile et nécessaire, a dit la ministre des Affaires sociales : sans cela, c’est le bien-être de tous qui serait affecté. On se méfie, on nous a déjà dit ça du temps des banques.
Et d’ailleurs, de façon générale, on se méfie. On se dit qu’on ne doit pas comprendre tout et que quelque chose nous échappe. On se dit, c’est curieux tout de même : il n’y a pas de travail, mais il faudra travailler plus. On se dit : on vous licencie fissa à 50 ans ou à tout le moins on ne vous engage pas, mais on devra pourtant faire de plus vieux os. C’est étrange.
Mais en même temps on pense que pour une société qui a choisi de sacrifier le métier au profit du boulot et qui, dans le travail, a préféré rémunérer beaucoup mieux ce qui lui était nuisible que ce qui lui était utile, cette question des pensions paraît presque, comment dire, déplacée. (...)