Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2011
   


 
 

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En ce jour du lundi 5 décembre 2011, Dans les diverses figures de l’austérité auxquelles nous allons devoir nous habituer, il nous faudra sans doute nous souvenir du visage d’Elsa Fornero, ministre italienne des Affaires sociales qui, au moment d’annoncer publiquement les mesures drastiques qui allaient frapper les retraités, ne put empêcher sa voix de se briser ni des larmes de couler.
C’est au mot « sacrifices » que c’est arrivé. C’est le mot « sacrifices » qui lui est resté dans la gorge. Elsa Fornero fait partie d’un gouvernement de technocrates. Et l’on apprit donc cela : que dans les gouvernement de technocrates, les ministres peuvent pleurer au mot de « sacrifices ». C’est assez rare, des membres de gouvernement qui laissent passer les larmes. Les technocrates, c’est assez simple, on ne savait pas qu’ils savaient.
Mario Monti, quant à lui, chef de ce gouvernement de technocrates et qui passa une partie de son temps chez Goldman et Sachs, annonça de nouvelles taxes. Ça non plus, on en savait pas qu’ils savaient. Nous, on pensait benoîtement que c’était un truc de gauche, les taxes, quand les économies sont un truc de droite. Regardez comment l’on s’est écharpé là dessus, chez nous. Un gouvernement de technocrates va pourtant en lever de nouvelles, notamment sur les produits de luxe, comme les voitures, les yachts ou les avions… (...)