Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2011
   


 
 
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Mais c’est ainsi, et ce n’est pas complètement à côté de la question qui nous occupe depuis 534 jours. Je veux dire qu’entre les lignes de ces accords sur l’asile et l’immigration qui ont tellement empoisonné les rapports Nord-Sud —je parle de ceux de chez nous bien sûr— on peut sans doute lire aussi une formulation nouvelle de la célèbre interrogation : "Comment peut-on encore être belge ? ". Même et surtout quand on ne l’est pas.
Et comme on a passé 534 jours à tenter de le rester, il semble bien normal que les étrangers qui voudraient le devenir, belges, passent aussi un peu plus de temps à demander, par exemple, leur naturalisation. C’est dans la logique de ce " pas de droits sans devoirs " que mettent en exergue ces accords prégouvernementaux.
Qu’il s’agisse des chômeurs ou des migrants, l’affaire est d’ailleurs à peu près pareille. La probation et l’évaluation sont les deux mamelles de la Belgique nouvelle et là encore, ce n’est que logique quand c’est aussi de probation et d’évaluation que parlent, à notre propos, les marchés et l’Europe.
C’est ainsi que tout redescend. Ce que le haut nous impose, nous l’imposons d’en haut à ceux d’en bas. De sorte que les vases communiquent, que le mouvement se pepétue et que si rien ne se perd, rien se crèe non plus. C’est peut-être bien cela, finalement, que l’on appelle le belgian dream. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.