Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2011
   


 
 

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En ce jour du mardi 29 novembre 2011, Parfois, il faut pouvoir lire son journal de façon diagonale. Tenez, par exemple, ce matin. J’ouvre le Soir à la page 4. Je lis un titre : "Elio di Rupo au Seize, c’est l’american dream en Belgique". C’est le ministre VLD Vincent Van Quickenborne qui parle.
Et qui ajoute :"Je trouve ça tout à fait exceptionnel qu’un fils d’immigré arrive à cette fonction, quelqu’un qui a dû travailler dur, qui s’est battu.. Je m’en réjouis. C’est (…) le signe qu’il n’y a pas de fatalité sociale. Pour un libéral comme moi, c’est important".
Ça, c’est pour la page 4. La page 5, en passant en revue les mesures décidées en matière d’asile et de migrations, élaborées par les mêmes — ceux qui se réjouissent de l’ascension sociale d’un enfant d’immigré et celui qui l’a effectuée— nous explique comment l’étranger arrivant par chez nous devra désormais se battre et travailler dur pour accéder un jour au seize rue de la Loi et accomplir son american dream sans fatalité sociale.
Et si ça nous frappe, ce coudoiement dans l’actualité, c’est que, si même tout n’est pas à jeter dans ces accords et qu’ils répondent à une partie des critiques posées depuis belle lurette sur les procédures, il reste que ces migrations sont comme toujours envisagées sous l’angle exclusif de la menace et non de cet enrichissement dont se réjouissait précisément Vincent Van Quickenborne… (...)