Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2011
   


 
 
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Les nôtres le sont aussi, mais à en croire les analyses, ils le sont cependant un peu moins qu’on ne le craignait. La mesure de l’impayable est l’une de ces choses que nous allons devoir apprendre à prendre, comme nous allons devoir nous habituer à calculer notre propre spread, notre différentiel donc entre ce que nous pouvions nous payer hier et ce qui sera devenu impayable demain.
Là, vous allez me dire : quelle impitoyable vision économistre étriquée, vous avez là, comme si la vie se résumait à cela, à des calculs d’apothicaires ou à des comptes d’épiciers. Mais non, et d’ailleurs nous portons ici une affection toute particulière aux épiciers, on le sait bien, et nous n’avons rien non plus contre les pharmaciens qui sont gens utiles et compétents et nous savons bien aussi qu’il n’y a pas que l’argent dans la vie. Nous savons qu’il y a par exemple aussi le climat. Et que l’on escalade pour l’instant le sommet de Durban pour prendre sans doute un peu de hauteur à propos de ces affaires de réchauffement, d’engloutissements et de catastrophes.
Mais est-ce bien le temps de parler du climat ? Depuis Copenhague il y a deux ans et Cancun l’an dernier, si vous avez remarqué, les mots CO2 passent moins souvent dans l’actualité.
Et si le spread entre hier et aujourd’hui révèle là aussi un vrai différentiel d’intérêt pour le CO, il reste une chose sur laquelle tout le monde est d’accord : c’est que là aussi les pauvres vont casquer en premier. Parce que le climat est aussi une histoire d’argent, je suis décidément incorrigible, et que personne ne sait où le chercher ou ne veut le trouver.
Ah voyons voir que le climat qui avait déjà pris une sérieuse correction à Copenhague et qui s’était tout juste maintenu à Cancun, se voie à Durban affligé d’un AA+ transformé en AA avec perspective négative. Ah là, on verrait bien ce qu’on verrait. Y a des fois, vraiment, on se demande : mais que font les marchés ? Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.