Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2011
   


 
 

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En ce jour du jeudi 24 novembre 2011, Vous avez entendu la réponse d’Yves Leterme à ma chronique d’hier soir ? J’évoquais la possibilité, rappelez-vous —m’appuyant sur des chiffres d’Eric De Keuleneer à propos de l’épargne des Belges — de nous sortir tout seuls de l’endettement de notre Etat, un peu à la manière du Baron de Munschausen s’extirpant des sables mouvants en se tirant lui-même par les cheveux.
Et ce matin, à l’heure où blanchit la campagne et s’allume la radio, la voix matutinale du Premier ministre en affaires courantes nous annonçait cela : le lancement de bons d’Etat ! Pas moins donc qu’un appel solennel à un regain de solidarité nationale escomptée à du 4% !
Ah ça, on peut le dire : la réaction fut vive et prompte. Cela n’a pas traîné. L’on n’avait pas souvenir d’avoir jamais été entendu aussi diligemment.
Et, puisque l’on se sent désormais écouté et compris, l’on s’en voudrait de ne pas continuer sur un terrain si prometteur et de préciser d’abord au Premier ministre qu’il aurait toutefois dû attendre encore un peu, car ma chronique, hélas, n’était pas terminée si même le temps qui lui était imparti s’était écoulé.
Car quoi, qu’allais-je ajouter à cet envoi vespéral ? Oh, deux fois rien. Une chose seulement. Une vétille. Une bagatelle. Une péccadille.
Ceci simplement : que le moins ne peut pas représenter l’horizon d’une société. Or que voit-on ? (...)