Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2011
   


 
 

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En ce jour du mardi 22 novembre 2011, A Ciergnon, il n’y a pas beaucoup à voir, mais sans doute bien plus à savoir. Je me suis souvenu de Ciergnon. J’y étais passé voilà quelques mois, du temps que je baguenaudais pour des chroniques nomades.
J’avais écrit à l’époque, c’était en janvier 2010, un texte qui commençait comme cela : "Ciergnon est un village imprévisible : aucune rue ne vous mène vraiment quelque part et aucune non plus ne retourne tout à fait d’où vous veniez".
Je ne résiste pas au plaisir de vous les relire, peut-être feront-elles office de folle boussole pour la noria des voitures qui cherchent ce château que l’on ne voit pas, dissimulé des regards par de royales frondaisons, ici c’est la forêt qui sert de garde du corps et il ne fait pas de doute que les colloques y sont singuliers.
A l’époque, lorsque j’y suis allé, je venais aux nouvelles. Le Roi avait en effet décidé d’accueillir dans les locaux de la "gendarmerie nationale" —cela s’appelait comme cela, un immeuble appartenant désormais à la Donation Royale — quelques sans abris. J’étais venu me rendre compte de l’avancement de travaux qui n’avaient pas commencé. Une famille afghane y avait cependant trouvé refuge quelques semaines plus tard.
C’était pour cela que j’étais venu, mais ce n’est pas à cela que je pense lorsque j’évoque Ciergnon. Non. Quand je dis Ciergnon, je pense à Véronique. (...)