Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2011
   


 
 
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Si on avait vécu - ou compris quelque chose - au temps de crise des missiles, sans doute qu’on aurait eu peur comme tout le monde. Mais là, maintenant, à force, on s’habitue. Même Fukushima, on ne le regarde pas. C’est pourquoi le passé, finalement, nous fait encore plus peur que l’avenir.
Et d’ailleurs, on a repensé à Mossadegh, ce Premier ministre qui, dans les années 50 de l’autre siècle, avait nationalisé le pétrole iranien et qui avait fini par être chassé par le Chah et les Américains. On s’est dit : si on n’avait pas renversé Mossadegh, peut-être qu’on aurait aujourd’hui un Iran qui pour être mahométan serait peut-être moins ennuyant. Peut-être. Peut-être que les temps auraient tourné autrement.
C’est pour cela que le passé fait plus peur que l’avenir. A cause des erreurs qu’on a commises, des choses qu’on n’avaient pas prévues, des événements qu’on n’a pas compris.
Et puis on pense qu’aujourd’hui est le passé de demain. Alors on est déjà un peu moins sûrs.
C’est pour ça que j’ai été franchement soulagé quand, à la fin de la séance, la dentiste à dit : "ça va vous n’avez rien aux dents". J’étais bon pour un an. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.