Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2011
   


 
 

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En ce jour du mercredi 9 novembre 2011, J’avais dentiste, ce matin, et tandis qu’on m’arrangeait les dents, on a parlé de l’Iran. C’est dire si quelque chose chipotait et démangeait.
On avait écouté plus tôt à la radio ce monsieur, Pierre Goldsmichdt, parler de l’AIEA, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, et de son rapport paru hier. Qu’en termes diplomatiques, ces choses-là sont dites, certes, mais ce matin en allant chez la dentiste, on se surprit à chantonner sur un air de Stéphane Eicher : "Nous fera-t-on une petite guerre pour Noël ?".
Et avec quoi, se demandait-on ? Avec un peu d’uranium qui exploserait dans l’air ou bien sur terre ? Cela semblait, à écouter, la seule question qui vaille. Et quoi ? Une attaque préventive d’Israël ou alors une razzia iranienne sur Tel Aviv ? C’est l’un ou l’autre ou l’un et l’autre, on ne sait pas.
On a repensé alors au temps de la crise des missiles à Cuba, un vieux temps avec des missiles soviétiques pointés sur les Etats-Unis et une guerre nucléaire qui pendait dans l’air. Tout le monde avait retenu son souffle, si on ose. Tout le monde croyait le temps venu et la peur était partout. C’était en 1962. Ça a duré treize jours, le doigt sur le bouton.
Et on se disait : nous, au moins, on a de la chance : on vit tout le temps dans le temps de la crise des missiles. C’est crise des missiles tous les jours. (...)