Lautresite, le jour, les billets du mois de octobre 2011
   


 
 
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Et ne s’agirait-il pas alors, pour des raisons de sécurité publique, d’envoyer fissa les pandores remettre au travail des gens qui ne sont même pas en grève ?
Vous allez me dire : là, Paul, tu pousses. Tu mélanges tout. Pour un peu, tu vas nous servir Dexia aussi, si on ne t’arrête pas. Je ne m’arrête pas. Car quoi, voulez-vous que je vous dise ? Cela nous permet aussi de vérifier qui est le plus important dans une entreprise. Regardez, Dexia, de fait.
A-t-on vu une agence fermer ses volets ? Un gérant débrayer ? Des employés décréter la grève sur le tas de cendres qui reste ? Pourtant, ils doivent en voir et en entendre au guichet. On les plaint, les lampistes de passer pour des coupables. Ah ça, on ne voudrait pas qu’ils partent : ils sont le bouclier utile qui protège les avoirs et les pouvoirs. Mais l’administrateur-délégué, Pierre Mariani, lui, il quitte Dexia en pleine déconfiture publique et personne ne le retient. Il ouvre son parachute et hop, il est parti et la France n’extrade pas ses nationaux. Alors, je vous repose la question : qui est le plus utile dans une entreprise ? C’est pourquoi on fait bien de réquisitionner les ouvriers, c’est comme si l’hôpital se mettait à saluer la charité.
Je vous vois venir. Vous allez me dire : dans votre schéma, que faites-vous de la SNCB qui ferme des lignes et efface des heures ? Voulez-vous que, pour la cause, l’on aille chercher par le collet les cheminots et les contrôleurs ? Qu’y pourraient-ils les pauvres ?
Vous êtes décidément de mauvaise composition. Vous ne voyez vraiment pas la différence ? A la SNCB, ce ne sont pas les travailleurs qu’on réquisitionne. C’est les passagers. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.