Lautresite, le jour, les billets du mois de octobre 2011
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 18h15 sur la rtbf

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Non, c’est que simplement il avait une chambre à l’année. Qu’il ne s’était pas installé à Bruxelles où il travaillait. Qu’il était simplement comme en visite, comme s’il était de passage. Eût-on voulu signal plus clair de la situation temporaire et transitoire de la banque qu’il eût suffi d’interroger le groom de l’hôtel. Ah, décidément, quel sketch, Pierre Mariani. Mais pourquoi n'avoir même pas payé votre place au balcon ?
Les vrais comiques meurent en scène. Sans doute Molière lui-même n’y est-il pas mort. Mais enfin. Hier soir, Dieudonné Kabongo, géant noir et débonnaire s’y écroula, preuve que les montagnes aussi s’effondrent. On crut à une blague. Les comiques en effet sont réputés pour faire les acteurs. Mais non. Colette Braeckman, dans un très beau billet, a eu cette très belle formule : "Kabongo, c’est, littéralement un homme que Dieu nous avait donné, que le Congo nous avait prêté ". Et c’est vrai qu’il était tellement congolais que tout le monde le pensait belge. Au moins, lui il n'avait pas de chambre à l'année.
La nouvelle du début de la journée était la mort de cet homme. Il allait sur scène, juste avant de mourir, donner lecture d’une chronique. Comme il le fit ici parfois, sur cette radio.
On adresse alors un salut confraternel et ému à cet homme confraternel et émouvant.qui fit rire. Quant aux deux autres, qui ont tenté ce matin de lui voler de l'importance, on sera comme Bénabar : politiquement correct. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.