Lautresite, le jour, les billets du mois de octobre 2011
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 18h15 sur la rtbf

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Qu’était-ce alors ? La certitude que le spectre nationaliste ne viendrait plus hanter nos nuits et que le séparatisme était brisé ? Les illusions sont peu nombreuses à ce sujet. Mais quoi alors ? Le fait que le futur gouvernement n’aura pas le mot rigueur dans son vocabulaire ? Vous voulez rire. Mais quoi décidément ? Qu’un gouvernement serait bientôt formé ? N’allons même pas si vite.
Non, à écouter tout à l’heure Elio di Rupo, on s’est dit qu’il semblait même y avoir quelque chose de plus important que le déplacement du centre de gravité du fédéral vers le régional.
On a même été étonné qu’une réforme tant attendue ait pris si peu de lignes dans un discours historique si l’on compare le temps pris à remercier le personnel du Sénat, les traducteurs ou les experts et à féliciter la famille Beke pour un heureux événement.
Et on s’est dit que c’était peut-être cela le plus important. L’espèce de bonne humeur de gens qui se sont enfin parlé. On avait pointé cela, n’est-ce pas, que les nouvelles générations, en politique, ne se connaissaient plus et qu’il existait là un déficit manifeste par rapport aux anciens. Ce n’est manifestement plus le cas. On a alors compris qu’en politique c’est comme en médecine : lors d’une crise ce ne sont pas les médicaments, dans un cas, ou les programmes, dans l’autre, qui sont les plus efficaces. C’est la parole. C’est-à-dire l’écoute.
Et l’on s’est dit que si nous avions passé 485 jours à n’être presque plus citoyens, il y avait sans doute une bonne raison à cela : c’est que nous étions devenus logopèdes. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.