Lautresite, le jour, les billets du mois de octobre 2011
   


 
 
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Et en soulageant aussi les caisses d’un Etat occupé ailleurs. Poursuivons le raisonnement.
Car on se demande, une nouvelle fois, si l’Etat n’aurait pas non plus besoin d’une monnaie alternative. De richesses nouvelles. D’investissements. Des moyens d’une politique. De moyens supplémentaires qui permettraient d’innover. De quelque chose à quoi les citoyens contribueraient volontairement. On ne va pas redire ce que l’on a déjà dit ici, mais devant ces rachats de choses vendues et cette grande envolée coûteuse et appauvrissante vers le passé, nous revient l’idée d’une autre monnaie, une monnaie additionnelle, non thésaurisable, non spéculative et innovante qui ferait avancer plutôt que reculer toujours.
Je sais, tout le monde s’en gausse aujourd’hui, comme on se moquait hier de la taxe Tobin désormais appelée de ses vœux par la Commission européenne.
On gère pourtant aujourd’hui des choses sur lesquelles nous n’avons aucune prise. La politique est palliative quand la finance est mortifère. On belgicise Dexia sans rien savoir de l’avenir grec, c’est-à-dire européen. Et de la menace d’une notation finalement négative. Avec toujours le même argent. En inventer un autre qui agirait pour la collectivité serait peut-être une bonne idée. Une idée que les agences de notation, par exemple, ne pourraient pas noter. Tellement l’idée à elles aussi leur paraîtrait stupide.
Alors voilà, nous savons désormais ce qu’il nous reste à faire : lançons donc une opération Cap Belgique. Allez, belle soirée et puis aussi bonne chance.