Lautresite, le jour, les billets du mois de octobre 2011
   


 
 

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En ce jour du mardi 4 octobre 2011, On vient de comprendre qu’un stress test, c’était à peu près la même chose qu’un check up. Ça n’a de valeur que sur le moment. Et un bon résultat n’est pas synonyme d’une bonne santé…
Tenez, en juillet dernier, un communiqué de presse : "À l'issue du stress test mené à l’échelon de l’Union européenne, les résultats montrent que Dexia respecte les exigences en matière de capital établies pour les besoins du test". C’était parfait. On était rassuré. Pas une pointe d’anxiété. Pas une once d’angoisse. Envolé, le stress !
Et même, écoutez bien, je cite : "Sous l’effet du choc hypothétique testé dans le cadre du scénario défavorable et sans tenir compte de l’impact de la réduction accélérée du bilan annoncée le 27 mai 2011, l’estimation du ratio de capital Core Tier 1 du groupe s'établirait à 10,4 % en 2012, contre 12,1 % à fin décembre 2010, soit un niveau largement supérieur au ratio de capital Core Tier 1 de 5 % fixé comme valeur de référence dans le cadre de cet exercice ". Comme pour le taux de glycémie ou la tension artérielle, on ne comprenait pas tout, sauf que ça avait vraiment l’air d’aller. Ces Core Tier tenaient bon. C’était ça l’important. On soufflait.
En juillet, le mourant était donc bien portant. Il faut dire qu’en juillet, on ne parlait pas du tout de la Grèce. Qu’il n’était pas question de la dette souveraine. (...)