Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2011
   


 
 

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En ce jour du mardi 20 septembre 2011, un jour où l’on vérifie que l’Europe, quoi qu’on en dise, est bel et bien capable de s’en prendre aux prérogatives et aux avantages des banques. Elle a montré aujourd’hui, en tout cas, qu’elle peut envisager d’adopter des mesures fortes et énergiques, visant à réduire leur rôle dominant et à juguler leur fonctionnement erratique. Je parle des banques alimentaires, évidemment.
On le sait, elles sont menacées de n’être plus financées qu’à la marge, perdant presque 80% de leurs subventions européennes qui servent à nourrir une partie des presque 80 millions de pauvres qui peuplent l’Europe. On discutait de cela aujourd’hui à Bruxelles. Et c’était important.
D'ordinaire, le rôle économique du pauvre européen consiste en effet à digérer les surplus de la Politique Agricole Commune. Quand il n’y a plus de surplus, comme c’est le cas aujourd’hui, le pauvre n’est plus utile. Il devient une charge. Il faudrait, alors, payer pour le nourrir. Et ça, c’est plus agricole, c’est social, donc c’est impensable.
Maintenant, notez bien, j’ouvre une parenthèse, si le pauvre s’avise de se fournir directement en surplus, par exemple dans les poubelles, dans une autonomie bien ordonnée qui commence par ce qui reste des autres, c’est la loi qui intervient. Et là, c’est punissable. Comment voulez-vous, dans ces conditions, continuer d’être pauvre ? Ça va vite devenir impossible. (...)