Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2011
   


 
 
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Je vous le donne en mille. Il blêmit, le Grec. Il devient vert. Il comprend enfin tout le mal qu’il nous fait. Il prend la mesure de son déshonneur et de son flétrissement. Il retourne fissa à Athènes, tape sur la table de son gouvernement et paie ipso facto ses impôts puisque c’est ça qu’apparremment on lui demande.
Voilà l’idée de ce commissaire. Nous en avons 27, il reste de la place. Le feu est mis à la maison Europe et ce type —re-merci Gaïa — nous dit : ces drapeaux, ne les laissons plus pendouiller. On se demande si la bêtise, ces temps-ci, ne tend à remplacer les droits de l’homme tant elle paraît elle aussi universelle, interdépendante et indivisible.
Si je vous donne l’impression de me moquer, c’est que — déjà que ce n’est pas moi qui ai commencé — je pense aussi que la situation de l’Europe est décidément trop grave pour la laisser aux commissaires européens. On n’a pourtant pas tellement envie de rire aujourd’hui et l’on se demande quelle Europe il restera une fois la semaine terminée. Elle aura changé, à n’en pas douter. Mais pas comme nous l’espérions. Pas avec plus de projets, de solidarité et d’égalité. Elle n’aura pas changé en mieux, elle aura changé en moins. Ce qui est en berne aujourd’hui, ce sont les rêves que nous avions faits dans un lit décidément trop petit pour 27.
Et on se demande si, pour la cause, on n’attacherait pas le commissaire Oettinger à la lanterne. Pour voir comment ça pendouille, une andouille. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.