Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2011
   


 
 
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Leur particularité c’est que tout en étant paritaires à l’euro, elles ne sont pas thésaurisables, pas boursicotables, pas spéculatives. Elles perdent de leur valeur si elle ne sont pas utlisées sous un certain délai et font tourner de l’argent dans une région sans jamais l’en faire sortir. Bref, des monnaies qui font leur métier de monnaie : des monnaies d’échange.
Et l’on se dit que si dix pourcents, par exemple —allez cinq, je ne sais pas, j’imagine — de la masse monétaire de ce pays étaient constitués de monnaie locale — qu’on appellerait, je ne sais pas le Belga —, ce serait peut-être allez savoir, le meilleur coup de main à donner à l’euro et en tout cas à l’économie de mon pays de bonne humeur. Il faudrait demander à Bernard Liétaer, économiste belge qui, précisément a accouché de l’euro et prêche aujourd’hui pour les monnaies alternatives, de nous informer là-dessus. Il est invité partout dans le monde, mais trop peu chez nous. A mon sens, il devrait faire partie des négociations institutionnelles, ce serait bien le moins.
Car voilà sinon, ça risque de se passer comme en Italie où une commune, Filettino, c’est dans le Lazzio et elle compte 598 habitants, a décidé de proclamer son indépendance et a commencé de frapper sa propre monnaie, le Filetto. Les plans d’austérité de l’Etat italien prévoient en effet la fusion des communes afin de réduire les frais d’administration et le maire local a mal supporté l’idée. Bon, son rêve à lui est de devenir prince du lieu et les billets sont frappés à son effigie car l’atnernative ne rend pas obligatoirement modeste ni intelligent, mais cela nous dit une chose : c’est que Rome n’est plus dans Rome et que ce ne sont plus les lignes qui bougent mais les cadres. Allez, c’est pas tout ça, retour à BHV. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.