Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2011
   


 
 

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En ce jour du mardi 6 septembre 2011, Parce qu’apparemment, ces jours-ci, les initiatives citoyennes ont le vent en poupe et qu’un procureur peut arrêter des tronçonneurs et poser des scellés sur des dossiers mal ficelés — je vous parle ici de l’avenue du port et de ses platanes sauvés momentanément par la Justice et par Interenvironnement— je m’en voudrais de ne pas profiter de l’atmosphère pour verser ma pièce à la question financière.
On regardait hier les Bourses tomber. On parlait des Grecs et des Islandais. On causait de la dette et de l’euro. On notait comment tout ça allait à vau-l’eau. On se disait : quand cela va-t-il s’arrêter, cela peut-il d’ailleurs s’arrêter, y a-t-il aussi la moindre raison pour que cela s’arrête ? Et c’est là qu’on a pensé que lorsqu’un cadre est bloqué, tout ce qu’il reste à faire c’est de sortir du cadre et c’est là qu’on s’est demandé : qu’attend-on alors pour créer notre propre monnaie ?
C’est une vieille idée, cela, les monnaies alternatives et j’ai eu, sous d’autres cieux matinaux, l’occasion d’en parler déjà quelquefois. On en discutait aussi il y a quelques jours dans les journaux car il semble bien que, par temps de crise, les utopies d’hier sont les promesses de demain. Enfin, utopie…
Cela fait longtemps qu’elle existent, ces monnaies. Depuis une autre crise, celle de 1929. C’est dire. Elles fonctionnent, ces monnaies. Et de mieux en mieux. Elles portent des noms toujours un peu rigolos : le Chimgauer en Bavière, le Roland à Brême, le Justus à Giessen, et même le Ropi à Mons et le Trudo à Saint-Trond. (...)