Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2011
   


 
 

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En ce jour du lundi 29 août 2011, C’est aux voitures dans les rues qu’on a vu ça. Les vacances commencent désormais le 15 juillet, se terminent le 15 août et entre-temps, il pleut.
Et dans cette pluie, nous trouvons pêle-mêle, émeutes anglaises, guerre lybienne, tueur norvégien, décote américaine, famine africaine, austérité européenne, crise mondiale et mondialisée toujours recommencée… Ces gouttes ont fini par faire un gros crachin. On ne trouvait pas de quoi s’abriter. Ça tombait si dru, c’était si compliqué d’y voir clair que par moments l’on confondait. On se demandait si c’était DSK qui était tombé ou si c’était Tripoli qui était coupable. C’était terrible. Quel été.
Si vous avez remarqué, les seuls qui ont réussi à passer entre les gouttes, ce sont les footballeurs. Un été de transfert à plein de zéros. On se demande… On se dit que si on manquera de pain, on peut toujours parier sur les jeux. Le pathétique de ces délocalisations vers des pays à pétrodollars, à mafia ajoutée ou plus drôle encore vers des pays à dette européenne menaçante n’empêche pas, semble-t-il, que ces contrats de travail semblent les seuls dont on ose encore nous parler.
Quoi, vous me dites que des footballeurs font grève dans ces pays d’immigration du ballon rond ? Que les Espagnols et les Italiens débraient ? Parce qu’il ne veulent pas payer trop où craignent de ne plus toucher assez ? Quelle importance. (...)