Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2011
   


 
 

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En ce jour du mercredi 15 juin 2011, Je vous présente deux femmes. A ma gauche, Helen Caldicott, médecin australienne, militante de longue date anti-nucléaire, elle fait l’objet de controverses sévères, y compris dans les camps verts.
Elle dit des choses comme "Fukushima est bien plus grave que Tchernobyl, la nourriture restera contaminée pendant 600 ans, l’hémisphère nord est fichu".
A ma droite, Anne Lauvergeon, ingénieur et physicienne française, actuelle présidente d’Areva, numéro un mondial du nucléaire, où elle défend sa peau de patronne cette semaine et où ses jours semblent comptés. Elle dit des choses comme "je ne crois pas qu’il y aura un hiver nucléaire, 83% de notre chiffre d’affaires ne va pas bouger, vous pourriez être agréablement surpris".
Je vous présente donc l’apocalypse de l’une et le printemps de l’autre. L’une dit : trop tard pour arrêter la course vers l’abîme, l’autre dit : l’atome est un empire sur lequel le soleil ne se couchera pas.
Je vous le demande : à quelle parole se fier ? Et je vous réponds : à celle des actionnaires. De la société Tepco, alliée d’Areva, et propriétaire de ces centrales effondrées et trouées de Fukushima. Ils ont bien compris le message du gouvernement japonais, décidant ces jours-ci d’aider la société privée à indemniser les victimes, lui avançant même l’argent manquant pour cela. (...)