Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2011
   


 
 

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En ce jour du mercredi 8 juin 2011, J’étais hier, voyez-vous, comme le Jeu des dictionnaires, à l’inauguration de la clinique de la Forêt de Soignes, l’ancienne clinique du Docteur Derscheid — mais c’est promis on ne doit plus le dire — et voilà qu’après la conférence passionnante d’un psychiatre, Patrick Lemoine, je me mis à deviser longuement avec un autre psychiatre : tout ça vous a l’air bien logique, mais de quoi avons-nous parlé, je vous le donne en mille ? De potagers.
Le potager aujourd’hui est un objet transactionnel, presque un mot de passe, un sésame. Vous dites potager et la langue se délie. Le potager est un cabinet de consultation à sa façon.
D’ailleurs, ces temps-ci, de quoi parle-t-on d’autre ? Tout est légume dans l’actualité, on l’a déjà signalé et l’on va y revenir parce que, si l’on n’a pas encore trouvé le responsable de la bactérie E.coli, on sait déjà qui va payer pour cet arrachage de pommes de terre OGM l’avant-dernier week-end à Wetteren, vous vous souvenez. Elle s’appelle Barabara Van Dyck. Elle est chercheuse de la KUL, elle est bioingénieure, et elle a manifesté sa sympathie pour les arracheurs.
Et aussi, et surtout, elle a participé à l’écriture d’une carte blanche, avec quelques autres chercheurs et docteurs, parue la semaine dernière dans le Morgen. Ils reconnaissaient avoir mis la main au déplantage de cet arpent cultivé conjointement par la multinationale chimique BASF et l’Université de Gand. (...)