Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2011
   


 
 
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Pourquoi je vous dis cela ? Pourquoi je vous parle de cet homme, de son passé, de ses magasins et de ces pétards, dont on ne sait ce qu’ils signifient — et on ne va pas vaticiner là-dessus — hé bien, c’est simplement pour dire qu’un petit bruit proche nous inquiétera toujours plus qu’un grand son lointain.
Et qu’on se demande combien de pétards il va nous falloir entendre éclater pour nous intéresser un tant soit peu au CO2 qui semble être redevenu le cadet de nos soucis. Nous dépensons sans compter, l’année 2010, on l’a appris, fut un véritable désastre, un recul des consciences. On peut nous répéter à l’envi que le péril guette et Sophie Brems avait beau ce matin nous raconter l’histoire de ces Micronésiens qui, par provocation et parce que la survie même de leur archipel est menacée par les changements climatiques, ont déposé plainte contre une centrale au charbon tchèque polluante, à des milliers de kilomètres de là, rien n’y fait. C’est pourtant, on va dire, pour ce qui est du monde et du village, une démonstration éclatante…
Mais, tant que le bruit du pétard ne trouble pas nos promenades et nos shoppings, nous préférons penser qu’il faudra bientôt, quelle chance, agrandir encore l’aéroport de Charleroi pour que le low-cost finisse vraiment par nous coûter bonbon.
Ce qu’il a de positif tout de même avec cette histoire d’Ikea, c’est que le pétard était lié à un réveil. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.