Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2011
   


 
 

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En ce jour du mardi 10 mai 2011, Tant que nous en sommes à commenter des décisions de Justice, demandons-nous un peu pourquoi tant de gens, ces temps-ci, se font menotter et arrêter pour avoir troublé un ordre public en affaires courantes.
Ça arrive même lors d’inaugurations médiatiques, avec cette affaire liégeoise de Michel Antaki. Tout le monde le connaît : c’est le Cirque Divers, c’est D’Une Certaine Gaité ; Liège ne serait pas tout à fait Liège sans Antaki. Mais bon, au trou et en caleçon, Antaki, pour avoir voulu prendre la parole sur une tribune libre.
Enfin, je veux dire : pour s’être installé sur un podium truffé de micros et de caméras où personne ne prenait encore la parole. Il voulait faire sans doute un happening, une intervention, une performance peut-être avec son esprit frondeur, liégeois, forcément liégeois.
Ça se passait lors de l’inauguration de Médiarives, nobody’s perfect, et les agents de la police ont prestement emmené cet agitateur culturel - qui eut beau protester qu’il était aussi partenaire de la RTBF dans le baptême de Médiarives - vers les geôles locales en s’étonnant, raconte l’intéressé, que l’on puisse être belge en étant né au Liban de parents syriens - si, si c’est possible et tout ça fait même d’excellents Liégeois - et plus encore qu’en cumulant toutes ces tares, il ne se soit pas muni d’un couteau, raison pour laquelle on le passa au détecteur de métaux pour être sûr que le terrorisme, lui, ne passerait pas par Liège. (...)