Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2011
   


 
 

:

En ce jour du jeudi 5 mai 2011, Ben, elle n’était pas finie ma parabole du conteneur commencée hier. Vous vous souvenez : on disait qu’un conteneur avait un contenant et un contenu. Et qu’on attachait plus d’importance à ce qu’il y avait dehors qu’à ce qu’il y a dedans. Erreur. Grave erreur. C’était sans compter sur la Justice. Celle qui mesure tout acte avec sa balance aveugle et dont les poids sont poinçonnés au coin du bon sens.
Veuillez donc, je vous prie, prendre connaissance du jugement suivant : Considérant donc un conteneur à déchets placé sur le parking d’un supermarché GB de Rupelmonde, Flandre-Orientale.
Considérant de la marchandise invendable consistant en deux lots de muffins périmés y déposée.
Considérant la présence d’un homme âgé de 50 ans aux abords du-dit conteneur à déchets.
Considérant l’ouverture du couvercle du-dit conteneur par l’homme susmentionné et la préemption des deux lots de muffins invendables et périmés y déposés, les faits ayant été dûment constatés par le gérant du supermarché ayant fait appel aux forces de police.
Considérant qu’un conteneur à déchet, tant par son contenant que par son contenu, est et reste une propriété privée.
Attendu que la préemption de deux lots de muffins invendables et périmés se révèle dès lors illicite et représente un préjudice véritable pour le propriétaire du conteneur à déchets. (...)