Lautresite, le jour, les billets du mois de avril 2011
   


 
 

:

En ce jour du lundi 4 avril 2011, Après le voyage du prince Laurent, voici la sortie du président Peeters. L’un va planter des arbres, l’autre s’en vient semer des mines.
Ah, décidément, c’est ainsi que sont faits nos jours, nous n’y pouvons rien, nous voudrions pourtant bien en pouvoir. Mais, rien à faire. Un coup chasse l’autre. Les unes se suivent et se rassemblent : nous n’avons pas le choix, juste l’embarras. Alors nous écoutons, nous voyons et nous lisons et cherchons entre les lignes où sont les points de suspension.
Par exemple : peut-être que les mots du ministre-président flamand veulent dire le contraire de ce qu’ils entendent déclarer explicitement. Affirmer que Bruxelles ne sera jamais une Région, cela veut donc dire que la Belgique sera toujours un pays. Certains le comprennent comme ça. Ou bien plutôt peut-être que cela signifie qu’il n’y a rien à faire, que nous n’y arriverons pas, que ces négociations sont en soi la dernière valeur ajoutée d’un pays en voie d’évaporation et que Wouter Beke peut s’en aller remettre des feuilles blanches au souverain, nouvelle transgression pour un palais désormais habitué aux incartades des cadets de la nation ? Certains autres le pensent.
Nous en sommes donc pour l’instant rendus à l’exégèse. Qu’est-ce que on veut nous dire, quand on nous parle ? Enfin, si c’est à nous qu’on parle. C’est tout un travail, de trouver les clés d’un texte caché. Et on se demande : est-ce que c’est vraiment le nôtre, de travail ? (...)