Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2011
   


 
 

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En ce jour du mercredi 23 mars 2011, Il y a cette nouvelle qui court et s’envole depuis qu’un reportage filmé de cette maison, dans le JT, l’eut révélé au monde : je veux parler de cet ingénieur wallon qui s’est rendu maître des vents de la Région. Bernard Delville, gaumais, de Torgny, terre de vin et de vents, a donc fait ceci de s’approprier tous les aquilons et zéphirs en plaçant ici et là des bornes et des manches à air, quadrillant le territoire, balisant au sol ce qui là haut forcit et mollit. Tout cela, dit-on, lui appartient désormais.
C’est dû à une faille juridique, nous assure-t-on : le vent jusqu’ici n’appartenait à personne, il soufflait où il voulait, oui mais, justement, deux jours après le jour de l’eau, voilà que la question de sa marchandisation se pose et que dit notre ingénieur sinon qu’en s’appropriant les vents, il veut les garder publics car le marché de l’éolien privatise à son profit la moindre bise.
C’est la raison pour laquelle, par ailleurs, la Wallonie voudrait entreprendre de cartographier les vents qui soufflent de Arlon à Mouscron, mais sans doute Bernard Delville lui a-t-il coupé l’herbe sous le pied. C’est sa spécialité, apparemment. Lui, il dit que le vent appartient aux gens, que le vent est coopératif et que d’ailleurs c’est ce qu’il fait : créer des coopératives comme cette "Allons en vent", ces éoliennnes qui appartiennent à des enfants.
C’est un ancien du Mass Moving, un mouvement des années 70, dans l’autre siècle, où des artistes chevelus entendaient renverser les musées et cherchaient les plages sous les pavés des rues et, lui dessus, plantait déjà des éoliennes. (...)