Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2011
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 18h00 sur la rtbf

Ecouter la chronique du jour .


Car aujourd’hui, de fait, c’est plus complexe. Il y a Michel Serres, un Français du temps de Sarkozy, qui a écrit quelque chose autour de ces choses qui ne dépendaient pas de nous, que nous avons pourtant fait en dépendre et dont nous finissons maintenant par dépendre. Nous n’avons toujours pas domestiqué le hasard, mais la nature par exemple, oui. Enfin, nous pensions. Nous pensions l’avoir courbée suffisamment à nos volontés. Mais quand elle revient pour dire qu’elle peut mettre à bas les volontés des hommes, que font les hommes ?
Ils retournent à ce qui dépend d’eux afin d’aggraver encore la situation et, par exemple, comme aujourd’hui, font s’effondrer les Bourses et l’on se demande : mais, que fait donc Moody’s ? Déjà quatre jours depuis le tremblement de terre et le tsunami et toujours pas de cote dénotée ?
Pense-t-on, comme on le disait hier, qu’ils interviendraient, les hommes — pour parler des choses qui dépendent d’eux — afin de troquer ces moments dramatiques contre disons, une aspiration à changer ce qui peut l’être ou à aider en quoi que ce soit par exemple ceux qui dans les sables arabes, Bahrein ou Lybie, défendent aujourd’hui ce qui leur reste de liberté rêvée ? Non bien sûr.
Il est comme ça, l’homme. Quand il a peur, il veut avoir encore plus peur, et tout le monde avec lui. Il ne veut pas rêver l’homme. Il a envie d’insomnies. Entre choisir et renoncer, il a choisi. Il a choisi de renoncer. Parfois je me dis, pourvu que tous les hommes ne soient pas des hommes. Et ça, ça dépend de nous. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.