Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2011
   


 
 

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En ce jour du mercredi 2 mars 2011, Je ne suis pas haute couture, je ne suis pas très basse couture non plus à vrai dire, mais je sais reconnaître un bistrot et un type qui a l’alcool mauvais. C’est assez rarement drôle un type qui a bu jusqu’à la lie, mais John Galliano est un esthète en la matière.
Du dégoût de soi et des autres comme l’un des beaux-arts : Galliano à une terrasse après trois picons et cinq pastagas et c’est la Wehrmarcht qui remonte les Champs Elysées. Galliano éructant, vociférant, laid à n’en être pas imaginable, à dire des choses impensables, mais désormais dicibles sur Hitler et les juifs : le robinet s’est rouvert, on l’appelle le politiquement incorrect et des tas de gens aiment ça, on trouve que la liberté d’expression c’est aussi de pouvoir hurler tout haut ce que d’autres pensent simplement un tout petit peu moins haut.
Ah, Galliano, créateur postmoderne victime collatérale des Iphone et autres caméras miniatures : rien n’échappe plus à personne, l’insulte privée même est du domaine public, tout le monde le sait et chacun l’oublie. Et puis nous aussi, d’ailleurs, on oublierait bien cela.
Car on a vu sur le Net certaines images, ça nous suffit amplement et de toute manière Dior a licencié son couturier, mais on sent bien que va recommencer l’affaire de l’artiste et de son art, la personne et l’œuvre qu’il faut séparer : la France sort à peine d’une polémique du genre avec Louis-Ferdinand Céline. Il y a en permanence en France, une polémique autour de Céline : c’est depuis 1944 l’un des grands invariants de l’Hexagone. (...)