Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2011
   


 
 

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En ce jour du mardi 1er mars 2011, Alors là, ça va être facile, ça va dérouler. Quand on apprend que le nom d’un homme accusé de plagiat est Guttenberg, on craint le retour du refoulé. Car je vous le demande, qu’est-ce donc que l’imprimerie sinon un plagiat toujours renouvelé ?
Quand on porte un nom pareil, on ne naît pas indemne et on ne le devient pas non plus.
Et donc, Karl Theodor von und zu Guttenberg, —remarquez la double particule : von und zu est un particularisme allemand dans le domaine de l’aristocratie, ça veut dire de et de, de la famille et du village, un petit de de donc, — était jusque ce matin ministre de la Défense de l’Allemagne. Beau-fils Von Ribbentrop et beau-fils aussi Von Bismarck —excusez du peu, tous ces Reich qui se chevauchent —, le dauphin présumé de Angela Merkel a donc présenté sa démission, car il faut bien avouer que le ministre de la Défense avait un peu patouillé la défense de sa thèse, autour d’une étude comparée des constitutions américaine et européenne, défendue voici quatre ans devant l’université de Bayreuth : 21% d’emprunts estimés, au petit bonheur d’Internet et de Wikipédia. En Allemagne, on l’appelle Von Googleberg.
On a l’air de se moquer du malheur des autres, mais allons savoir l’influence du plagiat sur les affaires du monde. Von Und zu Guttenberg n’est pas n’importe qui : dauphin présomptif on l’a dit, mais aussi pion essentiel dans la mécanique électorale de la CDU déjà mal embarquée. (...)