Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2011
   


 
 

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En ce jour du mardi 22 février 2011, On lisait cela qu’interrogé voici deux jours sur ce qu’il pensait de ce qui se passait en Libye et de ce qui arrivait à son colonel préféré, Silvio Berlusconi avait répondu : "La situation évolue et je ne me permets pas de le déranger". Je ne me permets pas de le déranger : on dirait une pancarte sur la porte d’une chambre d’hôtel, ne faites pas de bruit non plus quand vous passez devant et cirez les chaussures aussi s’il se trouve qu’on les a sorties.
"Je ne me permets pas de le déranger". Berlusconi refuse de déranger Kadhafi. Mais qui va déranger Berlusconi qui dérange la police pour faire libérer la supposée nièce dérangée d’Hosni Moubarak ? Combien d’arrangements dans cette espèce de ronde d’amitiés oiseuses et perverses : dis-moi qui tu ne déranges pas et je te dirai comment tu t’arranges, non mais vraiment, cette Europe-là est-elle la vôtre ?
Et c’est votre Europe aussi ? Celle de Madame Ashton qui demandait respectueusement au colonel de bien vouloir respecter la respectable liberté d’expression ? Et celle de Monsieur Besson, récent ministre de l’Industrie et de l’Energie de France, anciennement en charge des étrangers, qui rassurait son monde sur le fait que, malgré tout cela, le pétrole ne manquerait pas dans l’Hexagone ? Ce serait magnifique si ce n’était pas piteux et pathétique. (...)