Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2011
   


 
 
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Et le vernaculaire et l’idiomatique s’incarnèrent aussi durant toute cette journée dans cette "révolution des frites" que nos voisins français, on l’entendait aussi ce matin, ont tout le mal du monde à décoder : du lard ou du cochon, peut-être du saindoux ? Cet humour désarçonne, on ne sait pas toujours comment recevoir la politesse du désespoir.
Et on se demande alors si nos voisins entendent quelque chose à cette histoire de constitution de partie civile soi-disant retoquée devant le tribunal de Hal —c’est BHV, Hal, c’est aussi Buizingen et son déraillement—, cette requête donc qui aurait été rejetée parce que rédigée en français : elle émanait de la famille d’une victime francophone morte en terre flamande d’un accident fédéral.
Voilà bien quelque chose qui tombe à pic après le week-end que nous venons de vivre ! Dans cette histoire, les versions ont varié et la polémique s’est installée, déjà. La loi, pourtant, est la loi et la justice, à ce que l’on voit, se fait aussi peu émotionnelle que possible. Non, dit le substitut, cette plainte même rédigée en français ne sera pas rejetée, mais les débats se feront en flamand, ça oui. C’est tout. Oui c’est tout. C’est simplement la loi telle qu’elle est. Le pays dans lequel on vit. Un pays fragile auquel Johan Vande Lanotte aujourd’hui a rendu une sorte d’hommage.
On doit faire attention à cette fragilité. Parce qu’il y aurait quelque chose de pire que la politesse du désespoir. Ce serait la politique du désespoir. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.