Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2011
   


 
 
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Qu'on parle un peu, quoi. Qu'on cause.
Ben justement. Pour toutes celle et ceux que l'opacité contrarie, le professeur Christian Behrendt donnait ce matin dans le journal de 8 heures de quoi tailler le bout de gras. Un bon bout de gras, même.
Avec la nouvelle mission budgétaire donnée hier par le roi à Yves Leterme de sorte à rassurer plus pleinement encore les marchés affamés, le constitutionnaliste notait en effet que "nous avons de facto aboli la distinction entre gouvernement d'affaires courantes et gouvernement de plein exercice". Et d'attirer notre attention sur ceci : que le Parlement, étant donné que le gouvernement était déjà démissionnaire, perdait ses prérogatives de contrepoids et de contre-feu. "Il n'a plus", disait Christian Behrendt, "la menace de sanction qu'il a d'habitude". Effectivement. Comment pourrait-on, en toute hypothèse, faire tomber quelque chose qui est déjà par terre ?
Cela suscite, ajoutait-il subtilement, "des questions d'un point de vue démocratique". Et de se demander, finalement, si tout cela ne faisait pas les affaires de ceux qui jugent dispensable l'existence d'un gouvernement de plein exercice au niveau fédéral. C'est quand même quelque chose que cette analyse...
Alors, peut-être bien que la vigilance citoyenne, afin qu'on ne croie pas qu'elle n'est qu'un curieuzeneusmosterdpot et qu'elle ne s'intéresse qu'à ce qu'on lui cache, trouverait là, dans ce qui est visible et qui pourtant n'est pas vu, un enjeu où s'exercer elle aussi pleinement. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.