Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2011
   


 
 

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En ce jour du mardi 1er février 2011, Il y a une place au Caire, la place Tahrir, et sur cette place des manifestants et dans ces manifestants un peuple levé, mais allez savoir pourquoi, nous regardons plutôt Suez et son canal et, dans ce canal, les tankers, et dans ces tankers le pétrole et dans ce pétrole les barils et dans ces barils notre inflation.
Les marchés en tout cas regardent et anticipent. Anticiper, en termes de marchés, veut dire aggraver la situation, la plier à ses propres contingences, à ses propres défaillances.
Les marchés n'aiment pas l'instabilité, on le sait bien, mais sans instabilité il n'y aurait pas non plus de stabilité, essayez voir quand vous marchez, mais cela, les marchés ne le savent pas. Moody's et Standard&Poor's ont déjà dénoté l'Egypte - pouvait-on attendre autre chose ? -, voilà donc que le pétrole flambe tandis que le canal est ouvert, que les bateaux naviguent et que l'oléoduc qui part de Suez vers la Méditerranée achemine toujours le brut. Rien n'a changé, sauf qu'il existe de drôles de différences, à ce qu'on voit, entre les nouvelles libertés et l'antique néolibéralisme.
Un blogueur égyptien présent sur place, on veut dire sur la place Tahrir, notait ceci, ce matin : "L'humour est au rendez-vous de façon écrasante.? (...)