Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2011
   


 
 

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En ce jour du lundi 31 janvier 2011, Nous devrions plus souvent aller à Arlon. C’est une ville d’histoire, l’une des plus anciennes de Belgique. Mais c’est aussi une cité administrative. Et c’est là-dessus que je voudrais m’arrêter ce soir.
Car si vous vous baladiez aujourd’hui à Arlon, vous verriez, séparés de quelques centaines de mètres, d’un côté, le gouvernement provincial où une députée s’inquiétait récemment des conditions d’accueil des demandeurs d’asile dans cette partie très très sud du pays qui recueille un bon nombre d’entre eux depuis quelques mois, ce qui ne fait pas que des heureux.
Et vous verriez d’un autre côté, un peu plus loin, tout près de la Semois, les Archives de l’Etat où de plus en plus de citoyens belges, ça se compte en dizaines par jour, lit-on, se pressent afin d’obtenir les preuves d’une filiation avec un ancêtre luxembourgeois, mais grand-ducal cette fois, afin d’acquérir la nationalité de ce petit pays, ce qui pourrait faire des heureux.
Et au milieu, nous aurions quoi ? Ben, au milieu, une méditation sur l’identité, probablement. Sur le côté fluctuant des choses et des gens. De qui vient d’où, de qui y retourne, de qui reste là, de qui s’inquiète de la présence l’autre, de qui ne s’inquiète pas de devenir un autre, enfin bref, de ces identités décidément frontalières, permutantes, jamais fixées, de ces douanes mentales que l’on déplace et de ces gabelous jaloux de leur patente. (...)